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Publié par François 23/04/2021 9H35

Nourri d’interviews des principaux intéressés, ainsi que d’archives savoureuses, avec un Harrison Ford clownesque entre deux prises, le documentaire "Indiana Jones : à la recherche de l'âge d'or perdu" raconte, quarante ans après la sortie du premier volet, la formidable trajectoire d’un archéologue sexy (et un brin macho), qui a remis à la mode le film d’aventures au point de devenir une référence.

Il tire un portrait complet du héros et de ses nombreux emprunts : l’arrogance de Charlton Heston, le cynisme de Bogart, la droiture de Stewart Granger, les cascades de Jean-Paul Belmondo. Traits qui, combinés à un tempérament gaffeur attachant, en ont fait un héros universel.

À découvrir le vendredi 14 mai à 22h40 sur ARTE.

Mai 1977. Steven Spielberg rejoint à Hawaii George Lucas, qui fuit la pression liée à la sortie de La guerre des étoiles. Le box-office les ayant rassurés, les deux amis se mettent en quête d’un sujet pour Spielberg. Celui-ci rêve d’un James Bond. Lucas se propose de le produire et lui soumet Indiana Jones : l’histoire d’un aventurier des années 1930, à la façon des serials, feuilletons à grand frisson et petit budget des cinémas de quartier, désuets mais chers au cœur de ces grands gamins cinéphiles.

Philip Kaufman, l’un des coscénaristes, futur réalisateur de L’étoffe des héros, enrichit le script d’un souffle épique avec l’idée d’une quête de l’Arche d’alliance. Mais les studios n’y croient pas. Par ailleurs, Spielberg traîne une réputation de cinéaste dépensier et peu respectueux des délais. Lucas se porte garant et accepte même à contre-cœur de "prêter" Harrison Ford, la vedette de Stars Wars. Sous son influence amicale, Spielberg va réviser sa façon de tourner et ne dépassera jamais plus ni budget ni planning.

Fort de cette sage gestion, Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue, bijou de divertissement sorti en 1981, deviendra l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma. À la fois inventif et en phase avec les goûts du public, le tandem Spielberg/Lucas a mis au point une mécanique d’action frénétique que l’on qualifiera plus tard de "cinéma parc d’attraction". Avec son allure reconnaissable – fouet, chapeau et barbe de trois jours –, Indiana Jones fait entrer le cinéma dans l’ère des franchises et du merchandising, générant jeux vidéo, séries, figurines ou BD.

Documentaire de Clélia Cohen et Antoine Coursat.

Crédit photo © LucasFilm

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