29 Septembre 2021
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Génération Kalach, document inédit de Jérôme Pierrat à voir le mercredi 29 septembre à 21h05 sur RMC Story.
Tout récemment, Emmanuel Macron s’est rendu dans la cité Bassens, haut lieu du trafic de stupéfiant de Marseille. C’est sur ces terres que Jérôme Pierrat, journaliste d’investigation et grand spécialiste du crime organisé, s’est rendu à l’occasion de ce film documentaire de 70 minutes.
🗨 "C'est une gageure de demander à des gens censés vivre dans l'anonymat de passer à la télévision"
— BFMTV (@BFMTV) September 28, 2021
📺 Le journaliste Jérôme Pierrat raconte les coulisses de son documentaire "Génération Kalach: la face cachée des cités", à retrouver mercredi à 21h05 sur RMC Story pic.twitter.com/1DKcVIjAzq
Génération Kalach : la face cachée des cités est une plongée édifiante dans ce que le « Milieu » a de plus noir, de plus terrifiant. Au-delà des trafics, de l’argent, du fantasme de « la belle vie », il existe une réalité qui régit ce monde, la face la plus sombre d’un univers déjà opaque, son extrême violence. Et c'est d'ailleurs la seule règle.
'La criminalité est une jungle dans laquelle règne la loi du plus fort. La nouvelle génération des voyous, les « narco-bandits », issue des quartiers sensibles ont imposé de nouvelles méthodes radicales tout en affichant une détermination sans faille. Les rafales de Kalachnikovs sont devenues la signature, la norme, pour régler les problèmes et les jeunes trafiquants tombent sous les balles. On meurt de plus en plus jeune, de plus en plus violemment, pour des raisons de plus en plus futiles. Le grand banditisme traditionnel s'entretuait pour des motifs « sérieux ». Les armes ne sortaient que pour régler les comptes en dernier recours. Aujourd'hui, pour quelques kilos de shit, quelques milliers d'euros, des exécutions sont programmées. Avec des auteurs et des victimes qui sortent parfois à peine de l'adolescence. Aujourd'hui, on ne tue plus seulement des caïds, mais de simples guetteurs de seize ans ; on mitraille en commando des immeubles de cité en pleine journée, pour intimider. En 2020, soixante jeunes hommes sont morts, tués par balles. La plupart avait moins de 25 ans. À Marseille, au rythme de plus d’une vingtaine par an, en banlieue parisienne qui connaît une vague de règlements de compte mortels sans précédent, mais aussi, et c'est un phénomène nouveau, à Toulouse, Nantes, Clermont-Ferrand, Montpellier, Besançon... Là, où il y a quelques années encore, les fusillades se cantonnaient aux capitales du Milieu : Paris, Lyon et Marseille. Elles se déroulent aujourd'hui dans des villes qui ne connaissaient jusqu'alors qu'une délinquance mineure ou de seconde zone. Les rafales d’armes de guerre résonnent désormais sur tout le territoire."
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