Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le film à (re)voir ce dimanche soir : l'excellent La chute, suivi d'un portrait de Bruno Ganz.

À voir ce dimanche 25 septembre, tout au long de la soirée sur la chaîne ARTE : le comédien allemand Bruno Ganz est à l'honneur, avec une rediffusion de l'excellent film La chute, suivi d'un portrait.

À 20h55, La chute (Der Untergang), film allemand d'Oliver Hirschbiegel (2004) , avec Bruno Ganz (Adolf Hitler), Alexandra Maria Lara (Traudl Junge), Juliane Köhler (Eva Braun), Corinna Harfouch (Magda Goebbels), Ulrich Matthes (Joseph Goebbels).

Berlin, avril 1945. Le IIIe Reich agonise. Hitler s’est réfugié dans son bunker, avec ses généraux, ses plus proches partisans, sa compagne Eva Braun et sa jeune secrétaire Traudl Junge. Tous, malgré les "mauvaises" nouvelles venues de l’extérieur, continuent à croire en la victoire…

Via ARTE :

"Film pédagogique qui invite à réfléchir sur le mécanisme du fanatisme pour les uns, La chute s’avère dangereux pour les autres, en donnant un visage humain, voire sympathique, au "monstre". Pourtant, c’est sûrement la force du propos : entrer dans la complexité de la personnalité d'Adolf Hitler. Avec Bruno Ganz, époustouflant de véracité et d’ambiguïté, le pari est réussi. En 2005, l’acteur expliquait au Monde comment il avait accepté ce rôle à haut risque : "Ce qui m'a décidé, ce fut la première séance de maquillage. J'étais à Munich, on m'a mis la moustache, la perruque, j'étais très effrayé, mais je me suis dit : c'est bien pour moi, comme acteur." Sa formidable composition hante bien longtemps après le générique de fin". 

À 23h25, documentaire allemand d'André Schäfer et Thomas Rosenberg. Nourri d’archives et de témoignages, le portrait d’un acteur charismatique, brutalement disparu en 2019.

Via ARTE :

"En un peu plus d’un demi-siècle, il a promené son jeu précis dans une centaine de films, incarnant à l’écran avec le même charisme l’ange Damiel des Ailes du désir (1987) de Wim Wenders ou Adolf Hitler dans La chute d’Oliver Hirschbiegel (2004). Pourtant, rien ne prédisposait Bruno Ganz à devenir l’une des figures emblématiques du cinéma européen.

Fils aîné d’une famille ouvrière réfugiée en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale – son père étant sous la menace des nazis en raison de ses convictions de gauche, et sa mère, d’origine italienne, du fait de sa judéité –, il est encore adolescent lorsqu’il se lie avec un régisseur lumière du Schauspielhaus de Zurich. Décidant de ne pas suivre la voie technique à laquelle ses parents – qui le rêvaient ingénieur – le destinaient, il s’installe à 20 ans à Göttingen. C’est là, au Junges Theater, qu’il décroche son premier rôle sur les planches. Peu après, il rejoint le Theater am Goetheplatz de Brême, qui, au milieu des années 1960, est le siège de l’avant-garde artistique germanophone. Puis, trentenaire, c’est à Berlin qu’il contribue à la renaissance de la Schaubühne, reprise en cogestion avec une troupe d’obédience marxiste-léniniste.

Faisant de son amour de la scène le ferment de sa passion pour le jeu, Bruno Ganz défendra, jusqu’à sa mort à 77 ans, en 2019, des œuvres novatrices autant que des pièces phares du répertoire, du Prince de Hombourg de Kleist à Hamlet de Shakespeare en passant par La mère de Bertolt Brecht. "

Pour retracer la féconde carrière de Bruno Ganz, André Schäfer et Thomas Rosenberg convoquent des metteurs en scène qui l’ont dirigé sur les planches ou à l’écran, notamment Wim Wenders, qui voit en lui "l’acteur idéal", des comédiens avec lesquels il a travaillé, comme Judy Winter, mais également des proches (ses cousins agriculteurs zurichois) ainsi que des historiens du théâtre et du cinéma. 

Crédit photo La chute © Constantin Films

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
leblogtvnews.com

Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog

Commenter cet article