Un portrait d'Annie Lennox suivi d'un concert d'Eurythmics ce soir sur ARTE.

Un vibrant portrait de l'inventive Annie Lennox, annonce ARTE à propos du document inédit programmé ce vendredi à 22h30. Il est réalisé par Lucie Cariès.

En 1983, le monde écoute en boucle "Sweet Dreams (Are Made of this)". Ce tube au charme puissant, doté d’un clip délirant qui a l’heur de coïncider avec les débuts de MTV, fusionne les synthés novateurs de Dave Stewart et la voix troublante d'Annie Lennox. L'audace de cette Écossaise aux yeux clairs et aux cheveux orange sidère.

Douée pour la musique – elle voulait au départ jouer dans un orchestre classique – et délicieusement excentrique, cette jeune femme androgyne et féministe dynamite les genres, apparaissant en Elvis, en épouse modèle harassée ou en costard-cravate. Sur scène, elle ôte sa chemise comme un homme, livrant son balconnet rouge aux tabloïds, suscitant un festival d'attaques sexistes qui la révulsent.

"Côtoyer Annie, c'est être traversé par sept mille émotions par jour", dira son complice et ex-compagnon Dave Stewart. Issue de la working class d'Aberdeen, la chanteuse, qui s’est toujours sentie en marge, a préféré dès ses débuts revendiquer sa différence. Séparés avant même de créer Eurythmics, ils réinventent leur relation car ils veulent travailler ensemble et rester proches.

Ce film atteste de leur alchimie, comme l'illustre une vidéo où, affalés l’un sur l’autre, ils se lancent dans une impro endiablée. Mais les choses ne sont pas simples et dans ses textes volontiers sombres, Annie Lennox tient la chronique de cette relation douloureuse, ainsi que d'un spleen tenace lié à des troubles bipolaires, qu'elle tente d’exorciser. Les deux ex finiront par se taper sur les nerfs, signant la fin d'Eurythmics en 1990. Annie Lennox trouve un équilibre en chantant en solo et en s'engageant pour les causes humanitaires qui lui tiennent à cœur (droits des femmes et des enfants, écologie).

Aimanté par son charisme, bercé par son bel accent écossais, ce documentaire retrace sa carrière à l’aide d’une riche sélection d’archives, qui plongent dans le meilleur de l’excentricité pop des eighties, la combativité et l’inventivité perçant sous le halo fluo.

Un portrait d'Annie Lennox suivi d'un concert d'Eurythmics ce soir sur ARTE.

Après ce portrait, ARTE diffusera à 23h20 un concert filmé en 1983, alors que Eurythmics, auréolé de son premier grand succès, entame son ascension vers les sommets de la new wave.

"Accueillie au Heaven, l'un des clubs en vue de la scène londonienne, la prestation d'Annie Lennox et Dave Stewart, portée par la voix d'or et la présence scénique de la belle androgyne, fait l'effet d'un troublant voyage dans le temps. Entre fraîcheur des commencements et dialogue déjà savamment huilé, le duo alterne les tubes ("Never Gonna Cry Again", "Love is a Stranger", "Who's that Girl" et, bien sûr, "Sweet Dreams…") et les titres plus confidentiels, entouré d'un solide ensemble de musiciens et de choristes."

Crédit photo © Lynn Goldsmith/Corbis Historical

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