Une soirée consacrée à la comédienne Charlotte Rampling ce dimanche sur ARTE.

Une soirée consacrée à la comédienne Charlotte Rampling ce dimanche sur ARTE.

Soirée consacrée à la comédienne Charlotte Rampling ce dimanche 25 juin sur ARTE.

Pour débuter, à 21 heures, le drame Sous le sable, écrit et réalisé par François Ozon il y a un peu plus de 20 ans. Avec Charlotte Rampling, Bruno Cremer, Jacques Nolot, Alexandra Stewart, Pierre Vernier, Andrée Tainsy.

C'est l'été. Marie et Jean quittent Paris pour passer leurs vacances dans les Landes. Le lendemain de leur arrivée, ils vont sur une plage de la Côte sauvage pour profiter du beau temps. Jean va se baigner. Marie préfère rester sur le sable pour bronzer et lire. Au bout d'un moment, elle s'inquiète de ne pas voir son mari revenir. Elle a beau le chercher, Jean a disparu. S'est-il noyé, enfui ? Reviendra-t-il ?  

Charlotte Rampling est bouleversante, souligne ARTE. "Elle campe une femme à la fois anéantie par le chagrin et dotée d'une extraordinaire force de caractère. Peu à peu, Marie finit par accepter l'absence de Jean. Est-il mort, s'est-il suicidé, a-t-il eu un accident, est-il simplement parti ? Quoi que puissent dire ses amis, sa famille, la police, elle veut garder espoir."

Une soirée consacrée à la comédienne Charlotte Rampling ce dimanche sur ARTE.

À 22h35, L'énigme Charlotte Rampling. Documentaire de Valérie Manns.

"Depuis près de soixante ans, Charlotte Rampling promène sa longue et classieuse silhouette dans le meilleur du cinéma mondial. Fille d'un militaire tourmenté et d'une peintre pleine de fantaisie, cette enfant des Swinging Sixties, chez qui l'audace le dispute à la timidité, est repérée dans la rue à 19 ans. Regard magnétique et présence empreinte de mystère, la jeune Britannique crève aussitôt l'écran. Mais la déflagration causée par le suicide de sa soeur aînée la plonge dans de durables ténèbres. "

Seuls les films l'aident alors à exorciser ses démons : "Avec le cinéma, je pouvais plonger dans quelque chose de vrai, une réponse visuelle, dans cette matière noire." Après Les damnés (1969) de Luchino Visconti, la comédienne témoigne en 1973, avec Portier de nuit de Liliana Cavani, de sa capacité à assumer des rôles à risque et de son goût pour la transgression, se réjouissant encore de briser le dernier tabou en 1985 avec le poétique Max mon amour de Nagisa Oshima."

Au fil d'un retour, commenté par elle-même, sur les films qui ont jalonné sa vie, de Georgy Girl (1966) de Silvio Narizzano à Sous le sable (2000) de François Ozon en passant par sa carrière aux États-Unis, de Hollywood à Woody Allen, la très libre Charlotte Rampling se livre en profondeur autant qu'avec pudeur. Tissé à partir de ses expériences de tournage, l'émouvant autoportrait en clair-obscur d'une grande dame du cinéma.

Crédit photo © ZED

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