13 Octobre 2023
Dans une ville du Midi, une jeune femme devient la proie d'un élu sans scrupules. La fille qu'on n'a pas, annonce ARTE, est un drame percutant sur l’emprise, adapté du roman éponyme de Tanguy Viel.
Diffusion ce vendredi 13 octobre à 20h55 sur ARTE.
Réalisé par Charlène Favier, co-écrit avec Antoine Lacomblez, interprété par Alba Gaïa Bellugi, Jean-Pierre Martins, Pascal Greggory, Patrick d’Assumçao, Anne Suarez.
"J'étais 'la fille qu'on appelle'", résume Laura Corre aux policiers que le hasard a désignés, ce matin-là, pour recueillir sa plainte contre Quentin Le Bars. Puis, comme ce duo conforme à la tradition (une méchante, un gentil) manifeste son incompréhension, elle ajoute : "C'est comme ça qu'on dit, non ? Une call-girl."
Ministre depuis peu, l'homme a longtemps été le maire de cette ville de la côte où Laura a grandi, et où elle est revenue vivre après quelques années de galère à Paris. Hébergée par son père, Max, chauffeur de l’édile et ancien boxeur, elle s’est apprêtée pour le rendez-vous que celui-ci lui avait arrangé avec son patron afin de l'aider à obtenir un logement.
Le maire, qui a plus du double de son âge, a décelé d'emblée une proie dans la jeune femme gracile, à la fois affranchie et intimidée par son pouvoir, qui est entrée dans son bureau. Il a demandé à l'un de ses obligés, le gérant du casino local, d'octroyer à Laura l'un des studios sous les toits, et un travail derrière le bar : une prétendue faveur qu’elle paiera cher. C'est aussi au casino que Max, à ses risques et périls, est remonté sur le ring pour un combat amateur qu'il rêvait de remporter…
La comédienne Alba Gaïa Bellugi à propos du scénario : "Je l’ai trouvé très singulier. Souvent, dans les histoires d’emprise, d’abus sexuels, l’intrigue contient des zones d’ombre, du flou, ce qui n’est pas du tout le cas pour La fille qu’on appelle. On découvre une jeune femme abusée par un maire sans foi ni loi. C’est sans détour, avec, pour une fois, un "méchant" conscient de ses actes. Je trouvais ce traitement pertinent car proche du réel." Elle décrit son personnage, Laura, comme une jeune femme à la fois forte, vulnérable, drôle, sensible, à l’aise dans sa féminité, adulte en plein d’endroits… "Et malgré tout, elle tombe très vite sous l’emprise de ce maire. Laura montre qu’une femme affirmée peut subitement devenir victime, qu’il s'avère faux de penser qu’une telle histoire ne pourra jamais nous arriver."
Crédit photo © Image et compagnie.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog