RSF dévoile son classement mondial annuel de la liberté de la presse : la Norvège en tête, la France progresse, l'Argentine chute.

RSF dévoile son classement mondial annuel de la liberté de la presse : la Norvège en tête, la France progresse, l'Argentine chute.

Iran, Corée du Nord, Afghanistan, Syrie, Érythrée. Ces cinq nations figurent aux cinq dernières places du classement mondial annuel de la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières.

L'objectif est de comparer le degré de liberté dont jouissent les journalistes et les médias dans 180 pays ou territoires.

Ce début mai, RSF publie le classement 2024. Il est dominé, comme l’an passé, par la Norvège. Suivent le Danemark et la Suède, qui gagnent un rang chacun. Les Pays-Bas (+2 places) et la Finlande complètent le top 5.

Suivent, des places 6 à 10, l’Estonie, le Portugal, l’Irlande (-6), la Suisse et l’Allemagne (+11). Alors que la Belgique progresse du 31ème au 16ème rang, la France passe de la 24ème à la 21ème position.

À noter, parmi les forts reculs, ceux de la Corée du Sud (62ème, -15), de l’Argentine (66ème, -26), d’Andorre (72ème, -35), du Kosovo (75ème, - 19), du Niger (80ème, -19), du Burkina Faso (86ème, -28), de la Papouasie - Nouvelle Guinée (91ème, -32), de la Géorgie (103ème, -26), de la Malaisie (107ème, -34), du Togo (113ème, -43). Les États-Unis ne sont que 55èmes (-10), entre le Belize et le Gabon, tandis que la Russie est 162ème.

À l’échelle mondiale, un constat s’impose, indique Reporters sans frontières : "la liberté de la presse est menacée par celles-là mêmes qui devraient en être les garants : les autorités politiques. Parmi les cinq indicateurs qui composent le score des pays, l’indicateur politique est celui qui baisse le plus en 2024, avec une chute globale de 7,6 points. C’est ce que révèle cette nouvelle édition du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF)."

Alors qu’en 2024, plus de la moitié de la population mondiale est appelée aux urnes, RSF alerte sur un phénomène d’ampleur révélé par le Classement de la liberté de la presse 2024 : la baisse de l’indicateur politique, un des cinq de l’Index. Les États et des forces politiques, quels que soient leurs bord, jouent de moins en moins leur rôle dans la protection de la liberté de la presse. Cette déresponsabilisation va parfois de pair avec une remise en cause du rôle des journalistes, voire une instrumentalisation des médias dans des campagnes de harcèlement ou de désinformation. Le journalisme digne de ce nom est au contraire la condition d’un système démocratique et de l’exercice des libertés politiques.

Anne Bocandé. Directrice éditoriale de RSF.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
leblogtvnews.com

Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog

Commenter cet article