Ce que vous verrez ce soir dans le programme Tuer au nom de Dieu - Enquête sur le massacre de la Saint-Barthélemy.

Ce que vous verrez ce soir dans le programme Tuer au nom de Dieu - Enquête sur le massacre de la Saint-Barthélemy.

Programme inédit ce mardi en première partie de soirée sur France 2, Tuer au nom de Dieu, enquête sur le massacre de la Saint-Barthélemy.

Un film réalisé par Hugues Nancy, écrit avec Adila Bennedjaï-Zou. Avec la collaboration de Jérémie Foa.

Format 2 x 55'

Dix ans après le massacre de la Saint-Barthélemy d'août 1572 qui a entraîné la mort de plus de 10 000 protestants, un rescapé, Jean, mène l’enquête pour retrouver les meurtriers de son père et de son frère. De cette investigation, il a choisi de faire un film documentaire, se faisant accompagner d’une caméra tout au long de ses recherches. Après avoir interrogé les principaux témoins et protagonistes du drame, Catherine de Médicis, Henri III, le duc de Guise, Marguerite de Valois ou Henri de Navarre, il parvient à infiltrer le milieu des catholiques les plus radicaux et ainsi reconstituer le puzzle de ces journées sanglantes. En démasquant les assassins, il va découvrir les mécanismes du fanatisme et de la haine qui ont mené au pire, et comprendre que le massacre ne s’est pas déroulé comme on a tenté de le lui faire croire.

Hugues Nancy :

"Pour raconter ce moment clé de notre Histoire et plonger le téléspectateur dans une période ancienne, nous avons imaginé, avec mes productrices Patricia Boutinard Rouelle et Marianne Jestaz, un dispositif de fiction plaçant une caméra documentaire dans le passé. Avec ma coscénariste Adila Bennedjaï-Zou, nous avions inauguré ce concept dans la série Révolution !, en 2021, qui avait marqué les spectateurs par son originalité et son efficacité narrative. Cette fois, nous poussons le curseur plus loin en incarnant à l’image le réalisateur de notre film qui se lance à la poursuite des assassins de la Saint-Barthélemy. Comme dans un documentaire classique, Jean, notre narrateur, enquête sur le terrain dans le Paris du XVIe siècle. Aidé par un mémorialiste de l’époque, il interroge les survivants et les responsables politiques, jusqu’à se confronter aux tueurs. Tous les personnages du film ont réellement existé. Le scénario est inspiré de faits réels, nourri par les mémoires et les archives de l’époque.

Grâce à notre collaboration avec l’historien Jérémie Foa, auteur de Tous ceux qui tombent (Éditions La Découverte), nous offrons une nouvelle grille de lecture des événements. En plongeant dans les archives, Jérémie Foa a identifié et retracé la vie de plusieurs acteurs anonymes du massacre, victimes comme tueurs. Il a démontré que loin d’un délire collectif et d’une violence spontanée du peuple, le massacre avait été préparé par des années de persécutions et exécuté par des groupes très organisés.

Parce que nous traitions du fanatisme religieux, il était impossible d’occulter son corollaire : la violence meurtrière. Il nous fallait donc reconstituer les archives du massacre de la Saint-Barthélemy. Et puisque notre documentaire se déroulait au XVIe siècle, nous avons pris le parti de nous appuyer sur la seule technique utilisée à l’époque pour évoquer l’actualité : le dessin. Les premiers “reporters d’images” de l’Histoire sont les dessinateurs et les imprimeurs qui gravaient leurs dessins. Jean, notre réalisateur, tel un journaliste avant l’heure, dessine donc lui-même ses souvenirs cauchemardesques du massacre mais aussi ceux des témoins qu’il rencontre. Avec le dessinateur et animateur Serge Elissalde (Studio 3.0), nous avons donc recréé des archives animées de ce déferlement de violence en privilégiant la plume, l’encre de Chine et le lavis, autant de techniques inspirées des gravures et dessins de l’époque. Et travaillant une animation “à la main” comme il n’en existe presque plus aujourd’hui, nous avons privilégié l’authenticité du geste. Le dessin et l’animation deviennent ainsi un outil de mémoire et d’enquête pour notre personnage principal tout en témoignant des mécanismes sanglants de cette haine religieuse transformée en volonté d’annihilation de cet autre qui pourtant nous ressemble tant."

Librement inspiré de Tous ceux qui tombent de Jérémie Foa (La Découverte, 2021).

Musique composée et interprétée par Deborah Bombard-Golicki.

Dessins et animations Serge Elissalde - 3.0 Studio.

Crédit photo © Mélanie Bodolec - Nilaya Productions

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