À voir dans les salles dès ce mercredi, La petite dernière, avec Nadia Melliti primée à Cannes.

À voir dans les salles dès ce mercredi, La petite dernière, avec Nadia Melliti primée à Cannes.

Une grande première, titre Libération ce mercredi en une du journal, à propos du film La petite dernière. Un long-métrage projeté dès ce mercredi dans les salles. Dans le beau film de Hafsia Herzi, lit-on, « Nadia Melliti, étudiante en sports et prix d’interprétation à Cannes, fascine dans le rôle d’une jeune femme qui concilie homosexualité et foi musulmane. »

Fatima, 17 ans, est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Bonne élève, elle intègre une fac de philosophie à Paris et découvre un tout nouveau monde. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à questionner son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants ?

Dans le rôle de Fatima, Nadia Melliti. Dans celui de Ji-Na, Park Ji-Min.

Hafsia Herzi :

"Toutes les filles et tous les garçons qui vivent ce que traversent Fatima pourront s’identifier à elle. Dans la phase du casting, j’ai vu des candidats confrontés à des réalités atroces.

Certains se font virer de chez eux par leurs parents, se font répudier, rejeter. C’est atroce. Des gens se décomposaient parfois quand la directrice de casting leur pitchait le film, à l’évocation de l’homosexualité. Résultat : on avait des « Ah non je ne peux pas jouer dans ce film », « Je ne cautionne pas l’homosexualité… », « Si mon enfant est gay, je le raye du livret de famille. » Horrible ! J’ai le souvenir par exemple d’un chauffeur de taxi qui m’a reconnu et m’a dit qu’il rêvait de jouer dans un film. Je lui ai proposé de passer des essais pour le rôle du père. Il est venu. Il avait l’air ouvert, musicien au bled à l’époque. Lui aussi s’est décomposé : « Je ne peux pas… Que vont en penser mes proches et mes amis ? »

Les récits de rejet, de douleur, et les preuves d’homophobie autour de moi m’ont encore plus donné l’envie, qui était déjà très forte, d’aller au bout de ce projet. Qui, au passage, n’a pas été facile à monter financièrement en raison de son sujet. Devant tant d’injustice, il fallait que je le fasse. Je savais que l’homophobie existait, mais pas à ce point. J’étais écœurée. Le casting a été long car ce film ne pouvait se faire qu’avec des personnes bienveillantes adhérant à son message de tolérance et d’inclusion."

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