1 Novembre 2025
Dans les salles dès le mercredi 10 décembre, Lady Nazca, un film de Damien Dorsaz, avec Devrim Lingnau, Guillaume Gallienne, Olivia Ross, Marina Pumachapi.
Pérou, 1936. Maria, jeune enseignante à Lima, rencontre Paul d’Harcourt, archéologue français. Ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca ou elle découvre un vestige millénaire qui va peu à peu devenir le combat de sa vie…
Damien Dorsaz : "Lady Nazca s’inspire librement de l’histoire de Maria Reiche qui a découvert et travaillé sur les lignes de Nazca toute sa vie. Je l’ai rencontrée lors de mon premier voyage au Pérou en 1996. Cette rencontre a très fortement marqué le jeune homme que j’étais. Voici ce que j’écrivais dans mon journal de bord à l’époque : « Maria Reiche restera pour les Péruviens la femme qui a découvert et aimé leur culture ; pour le monde, elle restera la pionnière de Nazca ; pour moi, elle restera cette femme qui m’a fait prendre conscience de la force de ma vie et de ce que je pouvais en faire. »"
Ce que j'ai essayé de raconter avec Lady Nazca, dit le cinéaste, "c'est un personnage européen qui pour une fois, ne vient pas juste prendre des choses dans un pays ou vivre une histoire exotique, mais un personnage qui vient se mettre au service de cette culture et qui va finir par consacrer sa vie à cette culture."
Maria Reiche est née en 1903 à Dresden, en Allemagne. Après des études de mathématiques à l’université de Dresden, elle arrive pour la première fois au Pérou en 1932. Elle y rencontre Amy Meredith qui tient un café littéraire, où elle fait la connaissance d’un archéologue américain, Paul Kosok. Il l’engage comme assistante et traductrice. Elle part alors avec lui dans le désert de Nazca, où elle découvre les premières figures. Lorsque Paul Kosok repart aux États-Unis, Maria continue seule ses explorations dans le désert de Nazca. En 1949, elle écrit « Mystery on the desert », dans lequel elle expose ses premières découvertes et hypothèses. En 1954, elle sauve une première fois les figures de Nazca de la destruction en s’opposant à un projet d’irrigation, qui aurait transformé les figures de Nazca en champs de coton. Grâce à sa persévérance, le gouvernement péruvien finira par déclarer les figures comme une « zone archéologique protégée ». Maria fera construire un mirador pour que les visiteurs puissent admirer les figures sans les abîmer. En 1994, elle obtient son ultime victoire lorsque les figures sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Jusqu’à la fin de sa vie, en 1998, son travail sera à la fois de préserver les figures et de les étudier. Elle repose aujourd’hui à quelques mètres des figures.
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