Bande-annonce du film documentaire bouleversant À demain sur la lune, de Thomas Balmès.

Bande-annonce du film documentaire bouleversant À demain sur la lune, de Thomas Balmès.

Projeté dans les salles dès le 4 février prochain, le film documentaire À demain sur la Lune est réalisé par Thomas Balmès et est notamment dédié à la mémoire de Amandine Beaucamps.

Un documentaire annoncé poignant et porteur de vie, à la résonance universelle, qui explore l'expérience de la fin de vie au sein de l'unité de soins palliatifs de l'hôpital de Calais, où un cheval nommé Peyo rend visite aux patients les plus fragiles pour les apaiser dans leurs derniers jours.

Thomas Balmès : "Nous avons suivi cette unité pendant presque deux ans, en accompagnant plusieurs patients, et parmi eux, une femme en particulier, Amandine, que j’ai suivie beaucoup plus que les autres. Je l’ai filmée presque depuis le moment où elle a appris sa maladie, sachant que dès qu’elle a su de quoi il s’agissait, elle savait aussi qu’il ne lui restait qu’un an à vivre. Le film aborde profondément cette question : que fait-on de sa vie quand on sait que le temps qu’il nous reste est compté ? Et comment gère-t-on cette situation avec ses enfants, son mari, sa famille, pour les préparer à sa disparition."

Hassen Bouchakour, qui s'occupe du cheval Peyo, a découvert que cet animal avait des capacités particulières avec les personnes malades. "Lors des galas, j’ai remarqué qu’à chaque fois qu’il montrait un intérêt pour quelqu’un, c’était toujours pour des personnes fragiles, en situation de grande précarité. Quand on entre dans la piste d’un cirque, les premiers spectateurs, ceux des premiers rangs, sont souvent les plus vulnérables, les personnes à mobilité réduite. Et quand on est annoncé, on veut toujours faire une entrée spectaculaire. Mais je n’ai jamais pu le faire, car Peyo se précipitait vers ces personnes, allait les flairer, restait près d’elles à chaque fois. Et à la fin du spectacle, quand nous prenions des photos avec le public, ces mêmes personnes — souvent accompagnées de leurs soignants — venaient nous voir, nous féliciter, et Peyo devenait alors complètement différent : très bienveillant, très doux, il baissait la tête, se laissait caresser, alors que juste avant de monter sur scène, cela faisait deux heures que j’essayais de lui toucher la tête sans succès. Et ces personnes, toutes fragiles, toutes affaiblies, réussissaient à l’approcher, à le prendre dans leurs bras."

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