21 Janvier 2026
Un film documentaire de Julie Chauvin, présenté par Marie Portolano, à voir ce mercredi 21 janvier à 22h50 sur France 2 : À la hauteur.
Longtemps, la société a relégué les personnes de petite taille au rang de figures fantastiques, de personnages de contes ou de mythes. Mais derrière ces projections, il y a des femmes et des hommes.
Violette est cheffe de cabinet au ministère de la Culture. Lilou est lycéenne. Sébastien est assistant éducatif. Sonja s’apprête à relever le défi du GR20. Quatre trajectoires singulières, un même combat : vivre dans un monde pensé pour des corps qui ne sont pas les leurs. Au quotidien, tout devient épreuve : les espaces, les regards, les rires. Dans une société normée qui exclut la différence et banalise la dérision, ils doivent sans cesse s’adapter, résister.
Pour la première fois, ils prennent la parole. Ils nous ouvrent les portes de leur intimité et nous invitent à faire un pas de côté : voir le monde à hauteur de leur regard. Être atteint d’une maladie génétique, mesurer moins d’1m40, et pourtant étudier, travailler, aimer, se dépasser. À travers leurs récits de vie, ils dévoilent leurs blessures mais aussi leur force, leurs aspirations et leurs combats.
Un film sensible qui, est-il annoncé, déconstruit les clichés, interroge nos représentations et nous apprend à regarder autrement, en quittant les mythes qui font écran pour enfin accéder à leur réalité.
Je pense qu’au moins une fois par semaine je dois interpeller quelqu’un qui me prend en photo sans mon consentement dans la rue ou dans les transports. Les gens les postent souvent ensuite sur les réseaux sociaux pour nous humilier. Il est encore possible aujourd’hui de “louer un nain”, pour un enterrement de vie de garçon.
Julie Chauvin : "Lorsque j’ai rencontré Violette, Sonja, Sébastien, Lilou, j’ai pris conscience d'une réalité que j’ignorais totalement, loin des représentations faussées qui ont bercé mon enfance et qui perdurent depuis des siècles. J’ai découvert les portes automatiques qui restent closes parce qu'elles ne vous détectent pas, les multiples opérations et problèmes de santé, les photos à la volée, les moqueries et regards qui dévisagent dans l’espace public… Ces regards laissent des traces, assignent au handicap. Mais heureusement, regarder c’est aussi prendre garde, avoir des égards pour ce que l’on voit. C’est l’intention de ce film, qui propose de décaler notre point de vue. En filmant nos personnages avec empathie, en se plaçant à leur hauteur, nous les rendons accessibles au regard, les montrons avec la plus bienveillante banalité en clamant le droit à une vie digne et sans discriminations."
Crédit photo © Koro Films.
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