À voir dès ce mercredi, le film britannique Plus fort que moi, avec Robert Aramayo (syndrome de Gilles de la Tourette).

À voir dès ce mercredi, le film britannique Plus fort que moi, avec Robert Aramayo (syndrome de Gilles de la Tourette).

À voir dans les salles dès ce 1er avril, le film britannique Plus fort que moi. 

Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d'embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.

Inspiré d'une histoire vraie.

Réalisé par Kirk Jones, interprété par Robert Aramayo, Maxine Peake, Peter Mullan, Shirley Henderson.

Kirk Jones :

"J’ai fait la connaissance de John Davidson en novembre 2022. Il m’a ouvert la porte et m’a invité chez lui avant de me balancer : « On couche ensemble ! » C’est le premier « tic » de langage auquel j’ai été confronté, mais j’allais en repérer des milliers d’autres au cours de l’année suivante pendant laquelle j’ai tenté de reconstituer la vie extraordinaire d’un homme qui vit avec le syndrome de Gilles de la Tourette depuis quarante ans.

Le parcours de John est aussi drôle qu’il est tragique. John souffre du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) depuis l’âge de 14 ans. Avant, c’était un garçon « normal » qui avait une vie sociale, de bons résultats scolaires et un don pour le sport. Quand la maladie s’est déclarée, elle a bouleversé sa vie. Ses clignements d’yeux intempestifs ont cédé la place à des tics, puis à des mouvements saccadés jusqu’au jour où il a hurlé à sa mère sans pouvoir se contrôler : « Suce ma bite. »

Dès lors, la vie de John a été entièrement modelée par le SGT, pathologie autrefois qualifiée de « folie sauvage. » Il était incompris à l’école, on l’enfermait dans un placard, on le traitait de fou et on lui disait qu’il finirait dans un asile psychiatrique ou en prison. Il a été arrêté par la police qui était convaincue que ses insultes étaient outrageantes à leur égard. Après avoir proféré une phrase grossière envers une femme, il a été frappé avec un pied de biche... Bien décidé à ne pas être réduit à sa seule maladie, ni à se laisser abattre par elle, John s’est mis à aider les autres. Il a ainsi créé un groupe de soutien et organisé des événements où des personnes atteintes du SGT pouvaient se rencontrer. Lorsqu’il a fini par être salué pour son action caritative, il s’est vu décerner des mains de la reine Elizabeth II l’insigne de Membre de l’Empire Britannique avant de s’écrier « J’emmerde la reine ! »

En fréquentant John et en écoutant le témoignage de Dottie et Chris, qui l’ont élevé dès l’adolescence, j’ai pris conscience que cet homme, poussé par sa maladie à tenir des propos blessants et obscènes, était l’un des êtres les plus bienveillants, respectueux et doux que j’aie jamais rencontré. J’ai compris que cette contradiction pouvait nourrir une histoire fascinante et que les insultes, comme les tics moteurs et verbaux, allaient donner lieu à un scénario singulier, oscillant constamment entre humour et tragédie. J’aime mêler l’humour et l’émotion au cinéma, ce qui permet au spectateur de rire d’une situation dont les conséquences dramatiques peuvent l’émouvoir quelques instants plus tard. La trajectoire de John, ses combats, son courage et sa détermination à aider les autres."

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