22 Avril 2026
Deux femmes, la cinquantaine. Tout les oppose : leur condition sociale, leur vécu, leur origine.
Malgré leurs différences, elles vont s'allier pour un même projet intime et viscéral : obtenir la garde de leur petit-fils à son retour d'un camp de prisonniers djihadistes.
Deux femmes, un enfant. Trois destins liés indéfectiblement.
Elles deux, unitaire de 90 minutes, écrit par Eve de Castro et Sylvain Saada, réalisé par Renaud Bertrand, sera diffusé ce mercredi 22 avril 2026 en première partie de soirée sur France 2.
Avec Sylvie Testud (Sandrine), Meriem Serbah (Hasna), Kassim Lemaitre (Hicham), Adel Bencherif (Samir)...
Sylvie Testud et Meriem Serbah ont remporté conjointement le Prix de la Meilleure interprétation féminine aux Festival CreaTVty 2024 à Sète et au Festival de Luchon 2025.
Léa Castel et Yoan Chirescu ont reçu le Prix de la Meilleure Musique au Festival de Luchon 2025.
Renaud Bertrand, réalisateur :
"J’aimerais qu’Elles deux soit un film d’impressions, de sensations plutôt que de leçons. Avant tout, l’intention n’est pas d’apporter des réponses simplistes à un fait de société complexe, mais de poser des questions, d’inviter à s’en poser. La question du retour des enfants de terroristes français de Daesh, d’un point de vue juridique, est claire : il n’existe aucune raison pour que ces enfants français, récupérés dans les camps, ne soient pas rapatriés. Pas plus que, dans la mesure où leurs familles ont été reconnues par les services de l’Etat comme n’ayant rien à voir avec l’islamisme radical, ils ne leur soient pas confiés, ou au moins, qu’on les reconnecte avec elles.
À l’annonce des premiers rapatriements, ma réaction a été un rejet viscéral et honteux à l’égard de ces enfants objectivement innocents. Je n’ai pas aimé ressentir cela, mais j’avoue l’avoir ressenti. A partir de là, j’ai lu, j’ai creusé. En découvrant des reportages sur le sujet, la raison a plus ou moins repris le dessus, mais rien n’était pas réglé en profondeur. Revenaient les éternelles questions sur l'acte sacrificiel nécessaire, ou pas, à la préservation du Groupe. Encore pollué par la violence des manifestations de l’intégrisme religieux sous toutes ses formes, je n’en sortais pas. Un jour, je suis tombé sur un documentaire sur le sujet, beau, fort, digne et j’ai pu voir, même floutés le visage de ces enfants. J’ai vu leur vie dans les camps, l’enfer d’où ils venaient, et malgré toute cette horreur déjà vécue, leur désir de vie, de connaître autre chose. J’ai vu le visage de leurs grands-parents, pour la plupart étrangers aux questions de fanatisme religieux, qui n’ont rien vu venir, qui pour certains ont perdu leur fils ou leur fille, qui s’accrochent à vouloir récupérer leurs petits-enfants, pour réparer ce lien tellement rompu avec leurs enfants, au point qu’ils ont rejoint Daesh."
Crédit photo © Nicolas Velter - LBAI - France Télévisions
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