Diffusée le dimanche 5 avril, durant l'après-midi sur France 2, une série documentaire propose de comprendre pourquoi la bataille d’Alger est devenue un moment clé de la guerre d’Algérie, et comment une victoire militaire s’est transformée en défaite morale pour la France.
Un récit en 4 épisodes, signé Patrice Brugère, Mathilde Rougeron et Felix Albert, mêlant différents points de vue, côté français et coté algérien, autour de mêmes évènements, afin de restituer la complexité de cette période.
Épisode 1 - « L’attentat du Milk-Bar » - Danielle Michel-Chich, 5 ans à l’époque, est une des victimes de ce premier attentat contre des civils à Alger, le 30 septembre 1956. Cet épisode est l’occasion de comprendre la situation de plus en plus dramatique des Européens d’Algérie à ce moment déterminant du conflit, et la gestion politique chaotique des tensions communautaires. Cet épisode est raconté par Danielle Michel-Chich.
Épisode 2 - « La stratégie du FLN » - Yacef Saadi, chef du FLN d’Alger, est la tête pensante de l’attentat du Milk-Bar. C’est lui qui a enrôlé Zohra Drif, jeune militante de l’indépendance algérienne. Zohra Drif, en posant la bombe de Milk Bar, devient une héroïne de la « révolution algérienne ». Cet épisode est aussi l’occasion de comprendre les objectifs du FLN, qui cherche à marquer les esprits en amenant la guerre à Alger, mais surtout à diviser de façon irréversible.
Épisode 3 – « La répression » - Le Général Jacques Massu, commandant de la 10e division parachutiste, est appelé à la rescousse par les plus hautes autorités politiques et chargé de mettre fin à la campagne de terreur du FLN à Alger. Pour en venir à bout, certains « paras » de Massu vont systématiser la torture dans la ville, pendant toute l’année 1957. Un certain Jean-Marie Le Pen rejoindra les paras en tant que lieutenant volontaire. Des milliers de suspects algériens sont arrêtés. Certains seront tués, d’autres torturés, ce que la France ne reconnaîtra officiellement que des décennies plus tard.
Épisode 4 - « L’autre voix » - Le Général Jacques Pâris de Bollardière est un farouche opposant aux « interrogatoires de force », il va s’opposer frontalement à Massu et ses méthodes. Les deux hommes se connaissent bien, ils sont tous deux des compagnons de route de la Libération, mais la bataille d’Alger acte une rupture profonde. Bollardière entend enrayer la spirale de la violence par d’autres moyens, et finit par y sacrifier sa carrière.