L’Alliance de la Radio désapprouve la méthode de présentation par Radio France et le ministère de la Culture du projet de réallocation des fréquences FM de Radio France.

L’Alliance de la Radio désapprouve la méthode de présentation par Radio France et le ministère de la Culture du projet de réallocation des fréquences FM de Radio France.

L’Alliance de la Radio regroupe les radios RTL, RTL2 et Fun Radio (groupe M6), NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rires et Chansons (groupe NRJ), les 200 radios locales, régionales, thématiques et généralistes indépendantes adhérentes au SIRTI, Europe 1, Europe 2 et RFM (groupe Lagardère Radio), RMC et BFM Business, Radio Classique (groupe Les Échos Le Parisien) et Skyrock. 

Dans un communiqué, ce vendredi 3 avril 2026, l’Alliance de la Radio désapprouve la méthode de présentation par Radio France et le ministère de la Culture du projet de réallocation des fréquences FM de Radio France.

Elle regrette vivement de ne pas avoir été associée à l’élaboration de ce plan, alors même que celui-ci est susceptible d’avoir des répercussions significatives sur l’ensemble du paysage radiophonique.

"Alors que la bascule portant sur 300 fréquences a été annoncée pour l’été 2026, et malgré de nombreuses sollicitations de la part de l’Alliance depuis près d’un an, aucune concertation n’a été engagée. Ce qui est présenté comme une simple "optimisation" est en réalité une reconfiguration profonde du paysage radiophonique français, dont les conséquences économiques et sociales n'ont pas été évaluées.

Dans ce contexte de basculement massif de fréquences de France Musique vers Franceinfo ou le réseau « Ici », et de la transformation de la radio Mouv qui diffuse depuis plusieurs mois un flux 100% musical contrairement à ses obligations, l’Alliance de la Radio souhaite appeler l’attention sur plusieurs éléments structurants :

  • La nécessité d’un encadrement effectif, au travers du plafonnement des ressources publicitaires, des conditions d’accès au marché publicitaire de Radio France, dans un contexte économique déjà tendu pour les acteurs privés ;
  • L’équilibre entre offres généralistes et thématiques ainsi que locales et nationales dans des zones déjà saturées ;
  • L’importance d’offrir aux radios privées des possibilités de redéploiement en FM afin de rétablir un juste équilibre, notamment par la nécessaire et immédiate restitution sans condition des fréquences FM du Mouv pour une remise en appel rapide ;
  • La nécessité de préserver la solidité du média radio, en évitant toute fragilisation d’audience."

L’Alliance de la Radio demande par ailleurs la communication immédiate des études d'impact et des données ayant conduit à ces arbitrages, et un calendrier de concertation réel : un délai suffisant, indispensable pour analyser l'impact de ce projet sur l'ensemble des acteurs (privés, locaux, thématiques), et sur toutes les zones locales concernées.

"L’Alliance de la Radio n'acceptera aucune évolution qui se traduirait par une distorsion de concurrence, un recours supplémentaire au marché publicitaire ou un affaiblissement du pluralisme radiophonique. L’Alliance de la Radio rappelle que la radio demeure le premier média audio des Français, avec une audience quotidienne de 73 % selon l’Arcom. Acteurs publics et privés contribuent conjointement à la vitalité de ce média et au pluralisme du paysage radiophonique, au service de l’intérêt général."

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