La SCAM publie un rapport de contre-enquête sur l’audiovisuel public.

La SCAM publie un rapport de contre-enquête sur l’audiovisuel public.

Alors que des députés membres de la commission d’enquête « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » décideront dans quelques minutes si le rapport de Charles Alloncle sera ou non publié, La Scam - Société civile des auteurs multimédia - "rend public ce jour son Rapport de contre-enquête sur l’audiovisuel public, plus de 150 sources officielles vérifiables, les chiffres remis à leur juste place, et le récit que la commission a passé sous silence."

Conclusions de ce rapport :

  1. Le Service Public de l’Audiovisuel n’est pas une gabegie : il coûte 57 €/an/Français, soit près de deux fois moins qu’en Allemagne, sans que personne ne dénonce là-bas une mauvaise gestion.
  2. Son prétendu « déficit » n’est pas la preuve d’une mauvaise gestion, c’est la conséquence mécanique des baisses de dotation imposées par la tutelle politique, non compensées par les économies pourtant réalisées par l’entreprise (–12 % d’effectifs, –386 M€ de charges).
  3. La suppression des jeux culturels en access prime time serait une absurdité économique : NOPLP représente 30 % des recettes publicitaires journalières de France 2, lesquelles financent directement les missions non rentables (info régionale, documentaires, outre-mer, jeunesse sans pub).
  4. Chaque euro public investi génère 6 € d’activité dans l’économie française (Livre blanc LaFA 2025) et soutient 62 000 emplois directs et indirects.
  5. Sans le service public, le Tour de France, Roland-Garros, les JO deviendraient payants, comme c’est déjà le cas au Royaume-Uni (435 €/an pour le Tour).
  6. Le Téléthon (96,5 M€ en 2024), le Sidaction, Le Papotin, Lumni, Mon petit France Inter, toutes ces émissions d’utilité sociale et publique disparaîtraient, parce que leur modèle est incompatible avec la rentabilité publicitaire immédiate.
  7. Seul l’audiovisuel public finance le journalisme d’investigation audiovisuel à une échelle structurelle : les dossiers PFAS, Takata, Perrier, Stellantis, Betharam… ne seraient pas sortis ou n’auraient pas connu une telle ampleur sans France Télévisions et Radio France.
  8. Dans le contexte de guerre informationnelle (2e pays européen le plus ciblé), affaiblir le service public est une faute stratégique majeure, dénoncée par le Sénat comme un « désarmement informationnel ».
  9. Dans le contexte de guerre de l’attention (GAFAM = ×14 le budget pub FTV+RF ; 11 % des ados en usage problématique), le service public est un rempart sanitaire et cognitif, produisant des formats longs impossibles à rentabiliser.
  10. Comparativement à l’Europe, la France sous-finance son service public de 60 €/habitant par rapport à l’Allemagne, 30 €/habitant par rapport au Royaume-Uni. Le rapport Alloncle inverse la réalité : la France ne dépense pas trop, elle ne dépense pas assez.
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L
ceux qui ont demandé le premier rapport se moquent des chiffres réalistes, l'important c'est de faire croire à son auditoire qu'on a raison.
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