17 Mai 2026
Film de Joel Coen, écrit avec son frère Ethan, The Big Lebowski est interprété par Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore, Steve Buscemi, David Huddleston, Tara Reid, John Turturro.
Sorti à la fin des années 90, ce film considéré comme culte par plus d'un sera diffusé ce dimanche 17 mai à 21 heures, lors d'une soirée consacrée à Jeff Bridges sur ARTE.
Alors qu'il rentre tranquillement chez lui, Jeff Lebowski, alias "le Dude" (littéralement, "le mec"), est agressé par deux hommes qui le confondent avec un homonyme milliardaire. L'un d'eux urine même sur son tapis, avant de s'apercevoir de la méprise. Contrarié, "le Dude" retrouve ses potes au bowling. Sur les conseils de Walter, le tonitruant ancien du Viêtnam, il rend visite à l'autre Jeff Lebowski pour se faire rembourser. Celui-ci l'envoie promener, ce qui n'empêche pas "le Dude" de repartir avec un de ses tapis. Mais lorsque la jeune et très libérée Mme Lebowski est enlevée, "le Dude" est réquisitionné pour verser la rançon.
Le même soir, peu avant 23 heures, rediffusion du portrait Jeff Bridges, star malgré lui. Un 52 minutes de Charles-Antoine de Rouvre.
Via ARTE :
""Je mets beaucoup d’énergie à rester en retrait…" Quand en 1998, avec The Big Lebowski, "The Dude" débarque sur les écrans, le nonchalant – et bientôt culte – loser imaginé par les frères Coen expose Jeff Bridges, presque quinquagénaire, à une célébrité qu’il s’était méthodiquement évertué à fuir.
Né en 1949, ce fils d’une famille d’acteurs, atteint du syndrome de l’imposteur, a pourtant été poussé par ses parents dans le bain hollywoodien dès 6 mois, nourrisson en pleurs de La voleuse d’amour. Anxieux et atteint de bégaiement, l’adolescent rondouillard hésite d’abord à suivre la voie tracée par sa mère Dorothy, son père Lloyd (vu dans Le train sifflera trois fois) et son aîné Beau, préférant s’adonner à la musique et à la peinture.
Ce comédien atavique, qui s’abonnera délibérément aux seconds rôles, revendique un goût pour la paresse et un manque d’ambition. Il est même soulagé d’échapper plusieurs fois à l’Oscar après ses nominations pour sa performance dans La dernière séance (1971) de Peter Bogdanovich, son épatant binôme avec Clint Eastwood dans Le canardeur (1974) de Michael Cimino ou encore sa composition d’extraterrestre dans Starman (1984) de John Carpenter. Et si le drolatique duo avec son frère dans Susie et les Baker Boys (1989) de Steven Kloves lui vaut une popularité encombrante, Jeff Bridges continue à se terrer, loin des feux de la rampe, dans un coin reculé du Montana avec sa femme Susan, épousée en 1977, et leurs filles.
Son destin va pourtant le rattraper avec "The Dude", rôle dans lequel ce perfectionniste s’implique pleinement, utilisant son vestiaire personnel pour une cool attitude sur mesure. Star malgré lui après une riche autant que discrète carrière, l’acteur sera enfin couronné d'un Oscar à 60 ans pour son rôle de chanteur vieillissant en lutte contre l’alcoolisme dans le multiprimé Crazy Heart. Avec une pointe de regret amusé, il lâchera alors : "Je vais perdre mon statut d’acteur sous-estimé…""
Crédit photo © 1998 Polygram Filmed Entertainment/
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