1998, l'été de nos 18 ans, par Maria Pourchet ce mercredi soir sur France 3.

1998, l'été de nos 18 ans, par Maria Pourchet ce mercredi soir sur France 3.

Confier notre histoire commune au talent des écrivains : c'est de cette idée-force qu'est né le film 1998, l'été de nos 18 ans diffusé ce mercredi 3 juin à 21h10 sur France 3. Alliés depuis l'origine dans le projet, l'Institut national de l’audiovisuel (INA) et CAPA ont pris ensemble ce pari d'un renouveau du récit historique via la subjectivité de grandes signatures.

C'est l'été de la victoire des Bleus. Un été mémorable. Le dernier avant l’explosion d’Internet et des portables. Celui d'une bascule, pour tout un pays et pour une lycéenne des Vosges sur le point de quitter l’adolescence : Maria Pourchet. Devenue écrivain, elle redessine aujourd'hui dans ses mots et en archives cette époque tatouée dans nos mémoires.

Sous les violons de Louise Attaque, un pays étrange et familier se dévoile, où l’on paie en francs sa place de cinéma pour voir triompher dans Titanic un jeune inconnu nommé DiCaprio. 1998, c’est l’été de la France « black-blanc-beur », un rêve d’union nationale sur fond de grandes réformes de société : 35 heures et Pacs. Mais c'est aussi l'affaire Clinton-Lewinsky, le scandale Festina ou encore l'arrivée du Viagra… Autant de madeleines et de pépites d’archives que le style mordant de l’autrice met en majesté.

1998, l'été de nos 18 ans trace une fresque vibrante pour réfléchir au présent et revivre, le temps d'un été, l'âge de tous les possibles, communique France Télévisions.

1998, l'été de nos 18 ans, par Maria Pourchet ce mercredi soir sur France 3.

Nathalie Amsellem et Serge Turquier, réalisateurs :

"Au commencement, il y avait pour nous un désir : celui de partir des archives pour faire revivre une époque. Une envie d’aller au-delà des dates, des dossiers et des journaux télévisés. En évoquant les musiques, les modes, les publicités et les expressions de toute une génération, c’est ce temps disparu qui nous apparaît d’un coup.

Aux pépites du fonds d’archives de l’INA, s’agrègent des images Super 8 glanées auprès des cinémathèques régionales. Elles font surgir une mémoire intime, sensorielle, et donnent au film sa couleur singulière, tout à la fois collective et personnelle. À travers ces images, il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais de ressentir à nouveau.

Une époque c’est aussi des sons. Louise Attaque, Manu Chao, The Cranberries : ces musiques que l’on écoute encore aujourd’hui, agissent comme des balises affectives. Elles traversent le temps sans perdre de leur force et enjambent les générations, tissant le lien entre passé et présent. Car souvent, hier ressemble étrangement à aujourd’hui, relativisant nos engouements et nos emportements. Parfois on s’en écarte, et c’est tout le chemin parcouru que nous mesurons soudain. Comme un retour vers le futur, le film joue de cette tension en ouvrant des fenêtres vers aujourd’hui, s’autorisant à retrouver les échos de 1998 dans ce qu’il advient après.

Et puis, il y a cette part d’insouciance un peu irrévérencieuse, ce goût de liberté qui frôle parfois l’impertinence. Car se souvenir, c’est aussi jouer, avec malice, de ce que l’on croyait sérieux.

Le regard et les souvenirs de Maria Pourchet nous ont ouvert la possibilité de ce voyage intime et souriant, entre grande histoire et ressenti personnel. Avec elle, nous nous sommes plongés dans cette année de tous les possibles, pour mettre au jour la trace que cet été a laissée sur nous tous. Raconter l'été 98, c’est redonner vie à une promesse dont, vingt-huit ans plus tard, nous portons encore les fragments." 

Crédit photos © CAPA

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