8 Juin 2026
Film de Sergio Leone à la durée XXL (près de 3h40 !), Il était une fois en Amérique est proposé ce lundi 8 juin tout au long de la soirée sur ARTE. Disponible jusqu'au 7 juillet sur arte.tv
À l'affiche de cette fresque sortie en 1984 et écrite par Sergio Leone, Leonardo Benvenuti, Piero de Bernardi, Enrico Medioli, Franco Arcalli, Franco Ferrini : Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Joe Pesci, Larry Rapp, Treat Williams, Burt Young, Danny Aiello, Tuesday Weld, William Forsythe.
Depuis l'enfance, Max et Noodles, tous deux juifs, sont inséparables et se livrent à divers trafics dans les bas-fonds new-yorkais. Ils montent les échelons de la pègre, chacun à leur façon : Max, bille en tête, Noodles, avec un détachement mélancolique. Arrêté, ce dernier purge une longue peine. À sa sortie, en pleine prohibition, il retrouve Max et sa bande, et reprend ses coupables activités…
Via ARTE :
"Ultime volet de la trilogie sur les périodes clés de l'histoire américaine et dernier film de Sergio Leone, Il était une fois en Amérique a connu un tournage épique, à son image. Il s'est étalé sur plus d'un an et, une fois terminé, le film durait une heure quarante de plus que prévu. Hollywood imposa des coupes drastiques au détriment du scénario, fondé sur un entremêlement de flash-back. Mais en Europe, les distributeurs se montrèrent compréhensifs, en particulier en France, qui diffusa l'œuvre dans la version souhaitée par Leone.
De même qu'il s'est saisi du western pour lui imprimer son sens de la démesure, son maniérisme et son lyrisme, le réalisateur surprend son public en réservant le même traitement au thriller. Dans un Lower East Side reconstitué avec une fervente précision, magnifié par l'audacieuse BO de Morricone – curieusement la flûte de pan s'harmonise parfaitement avec l'univers de la pègre –, les gangsters prennent leur temps pour dégainer, et font, avec une géniale nonchalance, des moues qui n'augurent rien de bon.
Le réalisateur démiurge manipule l'espace et le temps avec une liberté totale, et la fin, semblable au début, peut suggérer que ce qui s'est passé entre les deux n'est qu'une fantasmagorie née de l'esprit embrumé d'opium de Noodles. Plus de quarante ans après, le film garde son pouvoir de fascination. Il aura entre-temps inspiré plusieurs cinéastes, à commencer par Scorsese qui recrutera les mêmes Joe Pesci et Robert De Niro pour Les affranchis et Casino."
Crédit photo © Artwork - Warner Bros.
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