30 Septembre 2026
Récompensé pour son scénario au Festival de Cannes 2026, Notre Salut - qui multiplie les bonnes critiques presse - est projeté dans les salles de cinéma dès ce mercredi 30 septembre.
Un drame historique écrit et réalisé par Emmanuel Marre, interprété par Swann Arlaud (César en vue ?), Sandrine Blancke, Jean-Baptiste Marre.
Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…
Emmanuel Marre, à propos de Swann Arlaud :
"Quand on a songé à l’interprétation du personnage de Marre, avec Julie Lecoustre et Julie Sokolowski avec qui on a fait le casting, je me suis dit qu’il fallait qu’on sente un homme dans un costume trop grand pour lui. On a fait une journée d’essais en improvisation avec costumes dans un hôtel pas rénové depuis 50 ans, Swann était fascinant. Il est aussi bien capable d’être très classe dans son costume, que d’avoir l’air dans une déchéance extrême. Il me fait penser par endroit à Jean-Louis Trintignant. En particulier dans Le Conformiste (1970) de Bernardo Bertolucci. Comme Le Conformiste , il décide de se plonger entièrement dans quelque chose, sans se poser de questions et sans pour autant réussir. Mais Swann rajoute toujours une sorte de bémol, quelque chose qui a à voir avec le côté enfantin d’un petit garçon pas taillé pour le vêtement.
En fait, l’interprétation d’Henri par Swann Arlaud, est le contraire du Trintignant du « conformiste », qui est un personnage de la haute bourgeoisie, très éduqué, et qui, suite à un traumatisme, rêve de devenir normal, le fascisme étant cette normalité. En miroir, Henri est un être normal qui rêve d’un destin exceptionnel. Pendant le tournage avec Swann Arlaud, nous avions plusieurs références de notre jeu dont celle-ci : « Là, tu me fais une prise conformiste ! » . Swann, pour jouer ce personnage de salaud, a accepté qu’on y mette un peu de grotesque et d’humour. On a écrit ce personnage ensemble, au fur et à mesure. Il s’agit d’un personnage qui passe son temps à rencontrer beaucoup de monde.
Swann a parfaitement compris qu’il devait interpréter un personnage qui était un passeur. Dans son jeu, il laissait beaucoup de place aux autres. Il m’a demandé ceci au sujet de son personnage : « Ne ferait-il pas partie de ces gens qui, par peur d’être bêtes, préfèrent ne rien dire ? » Il a été incroyable de bout en bout, alors que le film ne lui offre aucune scène de bravoure en tant qu’acteur. Il a accepté de ne pas avoir ce moment de brillance. Comme pour Adèle Exarchopoulos dans Rien à foutre , il s’est entièrement mis au service du film et il a cette capacité à passer en un rien de temps, d’un état à un autre radicalement différent. C’est dans la durée que l’essence du personnage se dessine."
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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