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France 2 diffuse ce mardi 2 et demain mercredi 3 octobre les deux parties du téléfilm Notable donc coupable. Une adaptation du livre " Le
bûcher de Toulouse. D'Alègre à Baudis,histoire d'une mystification ". C'est la dernière fiction réalisée par le cinéaste Francis Girod, décédé fin 2006.
Film Tv. Réalisé par Francis Girod. Scénario de Marc Guilbert, Francis Girod, Marie-France
Etchegoin et Matthieu Aron. Produit par Flach Film. Avec la participation de France 2. Musique de Thierry Malet. Avec : Charles Berling (Fabien Borda), Rachida Brakni (Claire Laris), Lio
(Cynthia)...
Scénario : Au journal de 20 heures d’une grande
chaîne de télévision française : un homme public déclare être victime des plus folles rumeurs le mêlant à des actes criminels. Deux journalistes nous entraînent dans l’enquête qui précéda, et le
lynchage médiatique qui suivit cette apparition. En points de vue croisés, les divers protagonistes : les “accusés” et leur famille, les médias, les enquêteurs, l’appareil judiciaire, les
accusateurs… Une fiction qui prend la forme d’un vrai thriller dont l’intrigue s’étale sur une année et qui pose le problème du non-respect de la présomption d’innocence et des emballements
médiatiques incontrôlés.
Charles Berling évoque ce qui l'a convaincu d'accepter le rôle :"Il y a eu deux rencontres déterminantes. Tout d’abord, naturellement, avec Francis Girod. Il était véritablement transporté
par son film. Et son enthousiasme était communicatif. Il était également très scrupuleux, ce qui, je dois l’avouer, m’a rassuré par rapport au sujet et à la manière dont l’affaire serait traitée.
Francis savait parfaitement où il mettait les pieds. Le scénario est précis, rigoureux. Il reprend des éléments indiscutables, des preuves tangibles. Tout cela m’a conforté dans l’idée de
défendre ce projet. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de travailler avec Francis, on ne se connaissait que de réputation. On s’est vraiment découverts mutuellement. J’admire son sens
politique, sa
passion de la vérité, son goût pour les sujets difficiles. Ce tournage a été l’occasion de rattraper le temps perdu et voilà qu’il tire sa révérence…"
Charles Berling a rencontré Dominique Baudis : "Une rencontre fondamentale. J’ai vu, j’ai compris toute la souffrance de cet homme. C’est assez délicat à décrire. Il me parlait comme à
un double de lui-même. Et, à travers moi, lui revenait toute cette histoire dont les traces se cicatrisent lentement. En une soirée, j’ai pu approcher cet homme et mesurer l’essentiel de cette
immense douleur qui l’a accablé et l’accable encore. Une douleur sincère. On ne peut pas feindre une telle blessure. J’ai été surtout frappé de réaliser qu’il n’en voulait à personne en
particulier. Il ne peut en vouloir à personne en particulier. L’affaire a été une addition terriblement destructrice de besoins, de lâchetés, d’ambitions mêlés. Cette émouvante rencontre avec
Dominique Baudis m’a habité, préoccupé, pendant tout le tournage. Comment rester fidèle au personnage ? Comment arriver à interpréter ce niveau-là de douleur intérieure ?"
Le Monde évoque l'ambiance effroyable que décrit ("plutôt bien" dixit le quotidien) le téléfilm : rivalités politiques, médisances médiatiques, incompétences judiciaires,
"et cette satanée envie de croire aux déclarations de prostituées mythomanes". Le quotidien écrit dans son supplément TV que si l'on fait abstraction de grosses ficelles ("Les
journalistes ne se refilent pas les PV d'auditions, ils mettent rarement les pieds ne prison, et jamais pour rencontrer des tueurs en série" ), ce téléfilm est salutaire, au sens où il remet
en mémoire tout ce qu'il ne faudra plus jamais faire...
Télé Câble parle d'un téléfilm remarquable. "On n'est plus en train de regarder un film mais on est au coeur de cette histoire terrifiante et passionnante".
En ce qui concerne l'audience, le maigre résultat d'Human Bomb mardi dernier face aux Experts (comme ce soir) n'incite pas à l'optimisme ...