France 3 diffuse ce samedi 19 janvier dès 20h55 les deux premiers épisodes de la série française Les Oubliées.
Une fiction, en six épisodes, créée et réalisée par Hervé Hadmar.
En vedette, Jacques Gamblin.
Depuis quinze ans, six jeunes femmes ont disparu. Aucun corps retrouvé — juste des vêtements lavés, repassés et déposés sur des bancs publics. Au milieu des vêtements, à
chaque fois, une petite statuette de porcelaine. Une statuette de la Vierge Marie…
L’histoire d’un homme : Christian Janvier, hanté par six oubliées. Un homme malade, victime de troubles de la mémoire, qui ne sait plus où chercher pour trouver la vérité.
Episode 1
Christian Janvier est sur l’affaire des Oubliées depuis quinze ans. Proche des familles des six disparues, il refuse d’abandonner les recherches. Aidé dans son enquête par Olivier Ducourt, un jeune
gendarme, il découvre la disparition d’une septième jeune femme, Sylvie Trébourg.
Entretien de Noelle Cordefin, avec le réalisateur et coauteur avec Marc Herpouxde l'histoire :
"Les Oubliées sont nées d’une constatation : dans beaucoup d’affaires criminelles, on retrouve souvent un homme seul, qui enquête depuis plusieurs années sur une
affaire et qui s’est mis en danger dans sa vie personnelle et professionnelle — il y a quelques cas célèbres en France —, un homme hanté, possédé par son enquête. C’est ce que j’avais envie de
raconter.
Le thriller correspond à des codes, mais il faut détourner et déjouer ces règles, sans trop s’en éloigner non plus. Ainsi, très souvent dans les films du genre, le coupable fait partie des
personnages qui ont été développés au cours de l’intrigue. Avec Marc, nous avons voulu détourner cette règle implicite, en introduisant un coupable que l’on n’a jamais vu. De plus, il fallait que
Janvier (Jacques Gamblin) accepte de se perdre dans sa maladie, accepte de perdre la mémoire, de plonger dans une autre réalité parallèle, plus onirique… C’est à ce prix qu’il trouve la
solution, car le coupable aussi vit dans une réalité parallèle.
Perdre la mémoire est ce qui peut arriver de pire à un enquêteur. Janvier est aussi un obsessionnel qui ne supporte pas l’injustice. Un type idéaliste et méticuleux qui a cru en un monde parfait.
On peut imaginer qu’au début de sa carrière Janvier prenait un soin maniaque de son uniforme. Aujourd’hui, c’est un homme qui a abandonné ses illusions en même temps que son uniforme !
Quand j’ai vu Fabien Aïssa Busetta, qui joue l’adjoint de Janvier, j’ai su que c’était lui ! Il me fait penser à Harold Lloyd, un génie du cinéma muet. Son visage à lui seul remplace une page de
texte. C’est un super atout pour interpréter Olivier Ducourt, qui pense, réfléchit et enquête seul dans son coin. Pour habiter les personnages, nous avons beaucoup travaillé avec les costumes, sur
leur façon de s’habiller. Même habillé en civil, Ducourt reste un gendarme très structuré, trés raide. Alors que Janvier, qui est dans le flou total, est plus à l’aise dans ses vêtements…
Je suis graphiste de formation et, pour moi, le choix des décors est très important. J’ai passé trois mois dans la région de Boulogne-sur-Mer pour trouver mes deux cent quatre-vingts décors ! J’ai
choisi cette région à cause de la ligne d’horizon et de la lumière. J’avais envie du regard perdu de Janvier sur les étendues de sable, le long de ces grandes plages du nord… De même, la brique
rouge, les bâtiments très graphiques, typiques de cette contrée, correspondaient absolument à ce que je voulais à l’image. "
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S
Stéphane
20/01/2008 12:07
Après avoir régardé ces 2 premiers épisodes, avis très contrasté.D'un coté, j'ai beaucoup apprécié le 1er. Le jeu de Gamblin est excellent, tout comme la lumière et les décors. L'intrigue y était prenante.En revanche, grosse déception pour le second. J'ai l'impression qu'il ne s'y est absolument rien passé et que c'est un épisode pour rien.