La Résistance. "Vivre libre ou mourir" et "Quand il fallait sauver les Juifs".










Evènement sur France télévisions avec la diffusion de six documentaires ou docu-fictions sur "la Résistance". Dès ce lundi 18 février sur France 2 et le vendredi 22 février à 15h30 sur France 5, chaîne qui diffusera quatre documentaires. France 2, de son côté, proposera en prime time deux docu-fictions aujourd'hui et demain.




Une initiative sous le haut patronage de Simone Veil.




Sur France 2, diffusion des documentaires-fictions "Quand il fallait sauver les Juifs" demain et "Vivre libre ou mourir" ce soir. Films de Christophe Nick, Félix Olivier et Patricia Bodet (2 x 90 minutes).




"Vivre libre ou mourir" à 20h50 ce lundi :

"L’occupation de la France était détestée. La collaboration était haïe. Dès décembre 1940, le SS Knochen, chargé des questions de sécurité pour Berlin à Paris, sentait que la France grondait, qu’il fallait traquer les premiers résistants, sans quoi une résistance organisée allait prendre forme. Knochen fut le premier à détecter ce que Vichy et Pétain comprirent moins d’un an après la défaite, au printemps 1941 : "un vent mauvais" soufflait sur la France. La Résistance n’existait pas encore, et pourtant, dans tout le pays, les manifestations de colère éclataient : grèves, sabotages, manifestations patriotiques, journaux clandestins, réseaux d’évasion pour prisonniers de guerre...
Un homme va réussir à coordonner ces formes de contestation sans cohérence ni stratégie, totalement improvisées et souvent politiquement confuses : Jean Moulin. Pour lui, la question n’est pas "Combien de gens peuvent résister ?", il les sait innombrables, mais "Comment rendre efficace cette résistance ?" C’est lui qui, à l’automne 1941, convainc le général de Gaulle de devenir le chef de cette résistance civile, alors que, de Londres, le Premier des résistants pensait que la bataille se jouait en Angleterre, aux côtés des Alliés.
Petit à petit, la colère de cette société civile va s’incarner dans ces réseaux et mouvements clandestins. En s’unifiant et en se coordonnant, ils génèrent à leur tour des formes d’action adaptées à la lutte contre une armée d’occupation et un régime de collaboration : groupes armés, espionnage, propagande, sauvetage des persécutés, maquis.
De leur fédération naîtra une réflexion commune sur les valeurs d’une France redevenue libre. Ce sont ces valeurs qui, depuis le début de 1943, régénèrent les Français, évitent au pays une guerre civile et permettent à tous ceux qui peuvent se battre de devenir acteurs de la libération de la Nation."





Les auteurs sont Christophe Nick et Andrew Bampfield. Collaboration de Pierre Péan.

Parmi les consultants historiques, Serge Klarsfeld.




Sur France 5, diffusion de quatre documentaires de 52 minutes. "Le sourd grondement d'un peuple" , "La lutte armée", "Victimes contre bourreaux" et "Face à la déportation des Juifs". Les 22 et 29 février, les 7 et 14 mars.










A la télévision comme au cinéma, la Résistance est bien souvent abordée sous l'angle de monographies de personnalités : Jean Moulin, Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Oscar Schindler...




Avec "La Résistance", Christophe Nick et Andrew Bampfield proposent une lecture inédite de cette période, montrant et démontrant qui'l s'agit d'un mouvement profond, large, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes et a coûté la vie à plus de cent mille d'entre eux.




Les deux documentaires fictions diffusés sur France 2 adoptent un langage nouveau, une réalisation qui mêle images d'époque et reconstitutions dans une fluidité narrative originale. Ils reposent à la fois sur l'exploitation des archives, privées ou publiques. Et sur des récits rigoureux, ne rapportant que des faits authentiques.




Les scènes jouées par des comédiens permettent de montrer notamment les mécanismes du passage à l'acte, la vie quotidienne des résistants, les réunions clandestines et les rencontres historiques.




Chacun des deux docu-fictions a une thématique et une histoire propres. Ils sont autonomes mais proposent, ensemble, de répondre aux questions essentielles.




Les quatre documentaires diffusés sur France 5 sont découpés de façon thématique. Faisant appel aux plus grands historiens de la période, ils permettent une approche novatrice de la Résistance. Ces entretiens constituent "la colonne vertébrale" autour de laquelle s'articulent archives et reconstitutions.











La diffusion de ceci est complétée d'une sortie en DVD et d'un site internet. Ce  site propose notamment des témoignages vidéo de résistants, des bonus sur le tournage de la série, des rappels historiques et un espace de débat ouvert aux internautes.




Pour le choix d'avoir réalisé des documentaires-fiction, Christophe Nick dit que c'était impossible autrement.  Des pans entiers de cette histoire étant difficilement racontables du fait de l'absence d'archives. "
Les maquis se sont filmés très tôt pour tenter de convaincre Londres de les soutenir, mais ce n'est évidemment pas le cas des réseaux de sauvetage de Juifs.
Ce choix participait également d'une analyse. Je suis persuadé que la rareté de certaines images (films amateurs par exemple) et la surreprésentation d'autres. (propagande allemande, propagande vichyste) induisent un regard biaisé qui a longtemps fait de la collaboration le phénomène majeur de l'Occupation
".




Photos copyright Jacques Morell / France 2 / DR.





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