A voir - ou enregistrer - ce vendredi sur Arte, le téléfilm Quelques jours en avril.
Une fiction réalisée pour HBO par Raoul Peck.
Selon Arte, "Imbriquant le passé et le présent, mêlant références sur le contexte international en 1994 et actualité du processus de
justice au Tribunal Pénal d’Arusha et lors de procès populaires locaux, Raoul Peck démonte de façon minutieuse les mécanismes du pouvoir et les enjeux politiques, qui ont rendu possible le génocide
au Rwanda."
Scénario :
Kigali, avril 2004. Augustin, un instituteur hutu, tente de reconstruire sa vie avec Martine, victime comme lui du génocide. À l’appel de son frère Honoré, jugé par le Tribunal pénal international
d’Arusha pour incitation à la violence raciale, il décide de se rendre en Tanzanie, pour connaître enfin la vérité sur la mort de sa première femme Jeanne, une Tutsi, et de leurs enfants.
Dix ans plus tôt, Augustin, capitaine dans l’armée rwandaise, les avait placés sous la protection d’Honoré, aux premiers jours des massacres. Il était alors convaincu que seul son frère, animateur
influent de la radio RTLM (Radio Télévision libre des Mille collines) pourrait les sauver, tandis que l’implacable logique génocidaire se mettait en place…
Raoul Peck, élevé au Congo, premier cinéaste à avoir réalisé (en 2005) un film sur le génocide rwandais,dit qu'il voulait raconter l'histoire du point de vue de
personnages rwandais et tourner sur place.
"Lorsque j’ai commencé à en discuter avec la chaîne HBO, j’étais réticent – après mon film Lumumba – à l’idée de me plonger à nouveau dans une lourde histoire africaine.
J’ai donc demandé à me rendre au Rwanda pour rencontrer les gens et leur parler, avant de me décider. Et très vite, je me suis pris d’affection pour ce pays, pour ses habitants ; j’ai écouté leurs
histoires, j’ai passé du temps avec eux.
Dès le deuxième jour, je savais qu’il faudrait raconter à mon tour et qu’il y avait pléthore d’éléments matériels à partir desquels il devenait possible d’élaborer une trame originale en se basant
sur « un million d’histoires vraies ». Même si la forme que cette fiction allait prendre n’était pas encore claire, je savais qu’elle serait éminemment complexe et précise, avec toute une série de
strates. Ceci s’imposait pour pouvoir faire appréhender ce qui s’était réellement passé au Rwanda en 1994 et au cours de la décennie suivante."
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T
thomas (tvnews)
22/02/2008 17:11
MODERATIONJe dois m'absenter ; dès qu'un autre rédacteur sera rentré du boulot ou pourra jeter un oeil au blog,, les commentaires seront validés.D'ici là, ils sont en attente de validation.Bonne soirée ;)Thomas.