Cour d'assises, crimes et chatiments. Lundi 22/09 sur France 3.











Ce lundi 22 septembre à 20h55, diffusion sur France 3 du documentaire Cour d'assises : crimes et châtiments. Le sujet, initialement programmé au printemps dernier, avait été déprogrammé pour rendre hommage aux combattants de 1914/1918, suite au décès du dernier Poilu français.




Réalisé par Amal Moghaizel.




Trois procès d'Assises, trois histoires criminelles au coeur de l'Oise.
Des histoires de tous les jours, faites de passion, de jalousie, et d'ignorance.




La première est celle de Jeanot Riefflé, un ancien mécanicien qui ne travaille plus depuis longtemps. Il boit, et le jour où sa femme lui annonce qu'elle le quitte, Jeannot lui tire dessus. Il la blesse et se remet à boire comme si de rien n'était.
Le GIGN est appelé à la rescousse. Malgré les sommations, il tire aussi sur les gendarmes.
Pour ce geste absurde et pour sa violence, Jeannot risque 10 à 20 ans de prison.




Dadid Anssens, lui, était le souffre-douleur d'un père tyrannique, comme ses deux soeurs qui ont subi dans leur âme et leur chair la cruauté de ce père impitoyable. Un jour, la coupe est pleine. Au cours d'un déjeuner familial, David prend sa carabine et tire sur son père.
Il espère de tout coeur que la Cour excusera ce parricide.




La troisième histoire est la plus effroyable. Deux jeunes d'un petit village de l'Oise tentent de rejouer une version provinciale du film " l'Appât ", piège mortel tendu par des adolescents à des parisiens fortunés.
Benjamin C. et Lucile P. attirent un jeune cadre de la région pour lui voler sa carte de crédit. Avec l'argent, ils rêvent de partir loin, de s'évader à l'autre bout du monde. En Nouvelle-Zélande, exactement, où personne ne les retrouvera, où ils pourront vivre leur amour librement.
Ce rêve troublé par trop de drogues et d'exaltation va les entraîner trop loin. Non seulement ils tuent le jeune cadre mais ils l'achèvent à coups de hache et le décapitent. Un crime atroce passible de 30 ans de prison.




Cette plongée dans les assises de l’Oise n’est pas un relevé d’audiences, prévient France 3.
"
Avec émotion et suspense, ce film nous entraîne dans le quotidien de la Cour, de ses acteurs (magistrats, experts, journalistes, familles des victimes et des criminels), dans la pédagogie de la procédure et dans l’intimité de ces vies brisées.

Surtout, pour la première fois, ces procès sont accompagnés du témoignage de certains des neuf jurés qui ont eu à connaître ces histoires.
Ils ne commentent pas les procès – la loi leur interdit. Mais ils disent leurs doutes et leur appréhension face à l’énorme responsabilité : décider de la vie d’autres hommes et femmes. Au nom de la société
."





La réalisatrice du documentaire :

"
J’ai toujours été impressionnée par le système du jury populaire aux assises. Je me demandais quels sentiments peut-on ressentir lorsque l'on décide du sort des criminels sans être un professionnel de la justice, sans connaître le droit. Les jurés, tirés au sort dans les listes électorales, sont issus de milieux très divers, tous métiers et classes sociales confondus. C’est à eux qu’incombe la lourde tâche de rendre des décisions de justice parfois très graves à l’encontre de ceux qui se trouvent dans le box des accusés. Il y a quelque temps, j’ai rencontré un juré très perturbé par le rôle qu’il avait dû tenir. J’ai eu envie de comprendre l’impact d’une telle expérience sur une vie ordinaire, sans histoires. Les membres d’un jury populaire doivent affronter des atrocités, des réalités jamais imaginées, commises par d’autres hommes et femmes. C’est le face-à-face humain que je voulais suivre."


C’est la première fois que des jurés témoignent de la sorte pendant un procès. Obtenir l’accord de la Chancellerie n’a pas été évident et a nécessité plusieurs mois d’attente et de dialogue. Nous avions deux restrictions : ne pas filmer d’affaires de viols sur mineurs et ne pas évoquer avec les jurés le contenu des affaires ni celui des délibérés — la loi l’interdit. Ensuite il a fallu établir une relation de confiance avec la présidente de la Cour d’assises de Beauvais, Cécile Simon. Je tenais à lui expliquer ma démarche, lui montrer que je ne cherchais pas à faire un film à sensations mais à respecter ce que les jurés s’apprêtaient à vivre. Cette espèce de chamboulement qui les plonge dans des doutes, des angoisses profondes, des cas de conscience. Une fois ce climat de confiance établi, je suis entrée en contact avec les jurés le premier jour de la session d’Assises, juste avant leur tirage au sort pour les affaires. Nous avons dû les apprivoiser pour gagner leur confiance. Le fait de suivre les audiences pendant trois semaines à leurs côtés, d’entendre les mêmes récits violents, nous a permis de nous faire accepter. Nous ressentions presque les mêmes choses, à ceci près évidemment que nous n’avions pas à juger. Après chaque séance, nous échangions sur leurs ressentis, leurs émotions durant ce face-à-face avec des criminels qu’ils n’auraient jamais imaginé rencontrer un jour dans leur vie
."




Photo copyright DR.



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Z
Bonjour,Pourriez-vous me donner le titre et le compositeur de la musique difusée au début du programme?En vous remerciant.
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F
Prévu de regarder ça, au vu des bonnes critiques presse.
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