"Seule". Barbara Schutz : "un rôle pareil ne se refuse pas !"






Téléfilm inédit sur France 2 ce 5 novembre :"Seule", à 20h55. Réalisé par Fabrice Cazeneuve.




Avec : Barbara Schutz (Brigitte Nardier), Jean-Pierre Lorit (Eric Nardier), Emma-Lycia Gomez (Léa Nardier), Olivier Perrier (Georges)...




Un matin, Brigitte et Eric, mariés depuis huit ans, arrivent dans la société où ils travaillent tous les deux. A l'heure du déjeuner, des sirènes de pompiers retentissent. Brigitte apprend qu'un homme s'est jeté depuis la fenêtre de son bureau. Il s'agit d'Eric, son mari. Après l'enterrement, l'atmosphère devient pesante au bureau entre les regards embarrassés, les silences, les sous-entendus de la direction du personnel qui souhaite savoir si Eric a laissé une lettre d'explication. Quant aux syndicats, ils veulent voir dans la mort d'Eric l'occasion d'un conflit social. Ecoeurée, Brigitte décide de se battre, de faire la lumière sur ce drame, son drame.





Selon Barbara Schultz, un rôle pareil ne se refuse pas ! "Mais j’ai eu un peu peur de l’énorme charge émotionnelle que cette interprétation exigerait de moi parce qu’un tel drame ne peut pas se jouer, il faut le vivre. Et, je l’ai vécu pendant vingt-cinq jours dans toutes les scènes. Quand Brigitte enfile un manteau, quand elle conduit, quand elle touille la salade, dans le moindre petit plan son deuil devait transparaitre. Pour des rôles comme celui-là on est un peu obligé de faire appel à des souvenirs personnels. Les larmes, la douleur… Plus on travaille, plus on sait où aller appuyer pour que ça fasse mal sans perdre pied. Dans ce film, rien n’était anodin, rien n’était facile."




Le réalisateur Fabrice Cazeneuve explique de "Seule " qu'il s'agit à la fois de la photographie d’un problème de société, le suicide en entreprise, du deuil que porte une femme et de son combat pour faire reconnaitre la mort de son mari comme un accident du travail. "Nous nous sommes focalisés essentiellement sur cette onde de choc ressentie, non seulement par la famille proche de la victime, mais aussi par toute l’entreprise, y compris ceux à qui on pourrait imputer la responsabilité du drame".




A noter qu'il n'y a pas de musique dans ce téléfilm.  Fabrice Cazeneuve : "Brigitte entre dans un monde de silence où il existe une autre réalité. Le bruit de la ville et de l’entreprise résonne dans une dimension mais la vérité de ce qu’elle vit est silencieuse. Avec mon monteur, nous avons fait des essais de musique mais c’était comme si le film la rejetait. Aucune ne fonctionnait. Soit elle enjolivait le propos maladroitement, soit elle l’amollissait. Il y a juste un simple thème au piano sur le générique de fin, comme pour rappeler que jusque-là il n’y avait pas de musique".




Photo copyright DR.




Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
leblogtvnews.com

Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog

Commenter cet article