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Publié par François 15/12 7h15











A suivre ce lundi et le 22/12 sur France 3, la série documentaire "La meilleure façon de cuisiner".




Ils ont entre 14 et 17 ans et, de la gastronomie française, ils ne connaissent rien ou pas grand-chose, certains ne sont même jamais entrés dans un restaurant. Ces adolescents ont pourtant fait le choix d’intégrer un lycée hôtelier pour préparer un BEP, le diplôme de base dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.




Des entretiens de motivation jusqu’au stage de fin d’année, Gaël Leiblang, journaliste à l’agence de presse Capa et réalisateur de plusieurs documentaires pour France 3 — dont La meilleure façon de marcher —, a installé sa caméra pendant un an au sein du lycée professionnel René-Auffray, situé à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, pour suivre ces élèves en première année de BEP.




50 % de filles, 50 % de garçons, mais 100 % banlieusards. Tous les élèves du lycée viennent du « 92 ». Pas du côté de Neuilly-sur-Seine, mais plutôt des quartiers de Gennevilliers, Asnières, Nanterre ou Clichy. Oublier les habitudes de la cité, apprendre la discipline et la hiérarchie, cette première année de formation est la plus riche en découvertes : reconnaître un fromage, goûter de nouveaux aliments, dresser une assiette, servir un plat, mettre un tablier… Pour tous, c’est le choc des cultures ! Mais l’enjeu est clair : passer en deuxième année de BEP. Tous ne réussiront pas…










Selon Gaël Leiblang, ce film est né de la convergence de plusieurs intentions et du hasard, puisqu'il a découvert le lycée hôtelier professionnel René-Auffray (Hauts-de-Seine) au cours d’un tournage, il y a deux ans, sur le concours du meilleur ouvrier de France (le MOF). "Nous suivions les épreuves théoriques des demi-finales à la Sorbonne, puis, le lendemain, les épreuves pratiques dans les locaux du lycée. Les candidats en lice se faisaient aider par des commis, élèves de l’établissement. La très grande majorité d’entre eux était issue de l’immigration : Egyptiens, Tunisiens, Turcs, Maliens, Chinois, Portugais, Mauritaniens, Serbes… Or, j’ai été surpris de voir que cette France de la diversité n’était pas représentée parmi les professionnels aguerris qui concouraient au prestigieux titre de MOF. Je me suis alors interrogé sur l’avenir professionnel de ces jeunes élèves débutant dans la restauration et l’hôtellerie. Que deviennent-ils après leur formation ? Finissent-ils tous dans des fast-food ?"




Parallèlement, il avait très envie de faire un film positif sur la banlieue et sa jeunesse. Ayant grandi à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), il voulait filmer cet univers qui lui tient à cœur, mais il n’avait pas encore trouvé l’angle original pour l’aborder. "Il fallait trouver l’endroit idéal pour tordre le cou aux caricatures actuelles : le jeune de banlieue ne vit pas dans un hall d’immeuble ni dans un centre pour délinquants, et encore moins dans une voiture de la BAC (brigade anti-criminalité)".




Les ados :

"J’ai eu un coup de cœur pour la moitié de la classe. Mais il y a la réalité du tournage. Avec Tarik, Farah et Florent, cela a été une affaire d’intuition, de feeling. Si j’avais été en classe avec eux, ils auraient été mes copains. Je les ai suivis avec leurs camarades en cours, mais aussi côté vestiaire. On les retrouve chez eux, avec leurs parents et leurs proches. Les familles offrent un contrechamp indispensable au film. Nos apprentis se mettent-ils en cuisine ? Donnent-ils des conseils à leurs parents ? Des moments de vie parfois très intenses comme lorsque Tarik rapporte sa première tarte aux pommes chez sa sœur".




Les profs :

"Comme dans La meilleure façon de marcher, j’ai pris le parti de montrer les profs comme des référents éducatifs et pédagogiques. Je ne les filme pas chez eux comme les élèves. M. Aubrée s’est révélé un excellent fil rouge et un professeur de salle hors norme. Un mélange du démonstratif Mr Keating (Robin Williams) dans Le Cercle des poètes disparus, de Peter Weir, et de l’instituteur pédagogue d’Être et avoir, filmé par Nicolas Philibert. Une preuve qu’il existe aussi en banlieue des profs formidables. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour M. Aubrée, son potentiel, son humanité, sa pédagogie. C’est tout naturellement que j’ai demandé à suivre sa classe. Puis Yves Lahaye, le professeur de cuisine, m’a été présenté. Plus jeune dans le métier (il est professeur depuis quatre ans, après quinze années dans le monde professionnel), il est un enseignant de cœur, aussi exigeant qu’humain. MM. Lahaye et Aubrée ont formé un duo très complémentaire, notamment dans la confrontation de leurs visions du métier, de leurs doutes et de leurs interrogations".




Photos :
1 - Sarah et son professeur de salle, copyright Julien Knaub / France 3.
2 - Mr Aubrée et Yves Lahaye, entourés de leurs élèves, copyright Julien Knaub / France 3.




Commenter cet article

Vanessa 20/08/2010 21:52



le reportage a été tourné quand ???



constant 21/12/2008 02:56

BonjourJ'ai été  ravis de voir  Mr AUBREE transmettre  sont savoir faire au jeune élève comme il l'a fait avec moi quand il fut mon professeur au lycée Montaleau.Ces jeunes ont beaucoup de chance  d'etre formé par ce professeur car sa rigeur et sa pédagogie feront d'eux de très bon ouvriers.Encore bravo pour cette émission et toutes mes amitiés à Mr AUBREE

soeur Lydia Khija/directriced'une écolehôtelière 17/12/2008 08:31

je suis contente de voire votre documentaire sur france 3 le 17décembre 2008 à4h du matin.je suis ravie, je souhaite avoir ce documentaire pour moi au liban pour le montrer aux professeurs et étudiants.je me suis retrouvéecomplètement dedans.j'ai aimé la rigueur et l'hmanité des professeurs.je vous demande de m'informer pare-mailchaque fois que vous avez de pareils programees.merci à bientôt

Jokoko57 16/12/2008 09:09

Superbe réalisation TV ! Chapeau bas !Moi qui était fâché depuis longtemps avec la TV pour cause de diffusions de bouses télévisuelles...Ma Femme et mon fils adolescent ont également été subjugués par la qualité de ce premier épisode !Bravo à M.Aubrée !! Voilà un "prof" que j'aurais aimé avoir dans mon adolescence... Par contre M. Lahaye gagnerait à ne pas constamment s'emporter comme un vieil adjudant d'une régiment parachutiste. Les temps changent.La discipline (certes nécessaire) ne doit pas s'exercer avec une telle violence, fût-elle verbale, au risque de dégoûter les élèves...Mais tout le monde ne peut pas avoir le talent ( l'Art !!) d'un M. Aubrée. Lui sait intéresser et même éduquer (au sens noble et pas martial) son auditoire.On sent évoluer les comportements des ados qui peu à peu se mettent à apprécier ce "prof épicurien", ce véritable philosophe !Un grand bravo et je ne manquerait pas un des épisodes pour tout l'or du monde 

Marie 15/12/2008 08:51

merci pour l'information, ça a l'air très intéressant. On en reparle le 23 !

jp 20/11/2008 15:17

ça passe quand ?

p'tit lion 91 20/11/2008 15:16

Gael Leiblant avait fait du très bon travail avec le doc sur les jeunes volontaires pour l'armée.  Là, le sujet me passionne moins mais je jetterai un oeil dessus.