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Publié par thomas 03/12











Le film Agathe Cléry, avec Valérie Lemercier, sort ce mercredi en salles, et vous n'avez pas du échapper à l'intense campagne de promotion TV. Une première dans la carrière d'Etienne Chatiliez, les critques presse sont dans l'ensemble très négatives. Petit aperçu de quelques unes d'entre elles avec d'abord ceci paru dans Le Monde :




"Vous ne lirez pas dans ce numéro (du Monde) de critique d'Agathe Cléry, la dernière comédie d'Etienne Chatiliez (sortie mercredi 3 décembre dans près de 500 salles en France) dans laquelle Valérie Lemercier incarne une jeune femme raciste qui devient noire. Les journalistes des pages cinéma du Monde n'ont pas été autorisés à assister aux traditionnelles projections organisées pour la presse. La production a listé quatre "indésirables" - Le Monde, Libération, les Cahiers du cinéma, Les Inrockuptibles -, ouvrant ses portes aux journaux "susceptibles d'aimer le film", précise Charles Gassot, le producteur du film.
Cette décision, avec laquelle le distributeur Pathé se dit "solidaire", Charles Gassot l'a prise "seul". "J'ai la tête sur le billot, dit-il. Ce film, nous travaillons dessus depuis quatre ans. Nous avons investi 22 millions d'euros. Le risque est considérable. Je ne veux pas qu'on érige des barbelés entre le film et le public." Il poursuit : "Ce n'est pas de la censure. Allez voir le film en salle et allumez-nous le lendemain. Mais ne me cassez pas mon jouet dès le premier jour."




Le Figaro.

"(...)Il y a pire que de devenir noir quand on est raciste. C’est de jouer dans Agathe Cléry quand on est actrice À partir de là, les situations s’enchaînent avec une monotonie prévisible. Agathe perd son job. Son fiancé la quitte. Des médecins lui préconisent des traitements insensés. Elle découvre l’ostracisme, le regard des autres.

Bizarrement, on n’a pas très envie de la plaindre. Par moments, tout le monde se met à fredonner, à s’agiter, sur des quais de gare, dans des cantines d’entreprise, le tout d’une laideur insigne, éclairé comme un épisode de Caméra Café. Refrains navrants, chorégraphies pataudes, en comparaison Une chambre en ville de Demy prend soudain des airs de Tous en scène. On est gêné. Les Français ne sont décidément pas faits pour la comédie musicale. On aura de plus en plus de mal à soutenir que cette rumeur est entretenue par les Américains. Étienne Chatiliez devrait se couvrir la tête de cendres, recopier cent fois : « Je n’essaierai plus de piétiner les plates-bandes de Stanley Donen. » Rien ne marche, là-dedans. Pas un rire dans la salle.(...)"




Le Parisien.

"Peut mieux faire" *

"(...) Valérie Lemercier a beau signer une composition irréprochable, se dépenser tant et plus, exploiter à fond tous les ressorts du scénario, on finit par s'ennuyer un peu car tout celà est cousu - parodn - de fil blanc. Trop démonstratif, manquant de rythme et de nerfs, Agathe Cléry s'avère poussive, beaucoup moins drôle que les grands opus de Chatiliez
(...)"




Le JDD.

"Gentiment caustique" **

"(...)On a l'impression que le pudique Chatiliez, incapable d'assumer une pure comédie romantique à l'américaine, s'est inventé un savant montage pour la déguiser en fable sociale. (...) Lemercier se montre drôle, mais sans atteindre jamais la folie qui habite ses personnages de scène".




Télérama.

"(...)

Passé le cap de la présentation de l'héroïne, le film se fait plus habile, usant de la vieille recette qui veut qu'un auteur gagne à sadiser son personnage. A la suite d'une maladie rarissime, Agathe Cléry devient noire et le vit comme une tragédie. Le génie de Valérie Lemercier, qui n'avait jamais autant fait l'actrice qu'ici, donne une dimension très grinçante à cette métamorphose, la phase la plus ouverte du récit. C'est aussi le moment où Etienne Chatiliez se rapproche le plus des modèles de comédie américaine qu'il vise mani­festement. Blake Edwards ? En moyenne forme alors, période Dans la peau d'une blonde...

Mais après le racisme des Blancs envers les Noirs, le scénario s'attaque, selon une symétrie comptable des plus ennuyeuses, au racisme des Noirs envers les Blancs, puis tente une synthèse tout aussi sco­laire, en forme de romance interraciale - entrée de jeu tardive d'Antony Kava­nagh... Le message antidiscrimination est clair, si l'on ose dire. Mais ce happy end industriel est une première dans la filmographie d'Etienne Chatiliez. Et tellement tarte que Valérie Lemercier pourrait en faire un sketch qui serait sûrement, lui, très drôle."





Première

"(...)Spécialiste ès films méchants, Chatiliez semble avoir perdu son mordant. Non seulement les dialogues sont indignes de lui (« Je suis dans une merde noire ! – C’est le cas de le dire... », ha, ha !), mais la mise en scène de cette comédie musicale ringarde ressemble à s’y méprendre aux pubs Eram qu’il tournait dans les années 80. "




Télé 7 Jours.

"(...) une comédie musicale modérément drôle (...). On rêve de ce que Valérie Lemercier, drôlatique et talentueuse, aurait pu faire de cette fable si le consensus n'était pas de mise".




 





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Snake 08/12/2008 17:23

Je suis allé voir le film avec beacoup de préjugés. Mais quand ils se sont mis à chanter et à danser, j'ai adoré, car c'était le seul moyen de traiter un sujet aussi sensible sur le ton de l'humour. Les acteurs sont bons. Ce film ne joue pas plus avec les clichés que les Ch'tis. Mais bon, ce n'est pas un département socialiste qui est mis à l'honneur alors on peut comprendre que les journalistes aient perdu leur sens de l'humour. Moi, je n'aime pas trop écoutés les criqtiues qui vous gâchent le plaisir d'aller voir un film que seul Valérie Lemercier pouvait porter.

Marco 03/12/2008 12:34

J'adore Valérie Lemercier, mais Kavanah et Comédie musicale sont 2 mots qui me font fuir. Je n'irai pas voir le film, j'attendrai la diffusion un dimanche soir sur TF1 en 2010...

Marcupoilu 03/12/2008 12:16

22 millions d'euros??? Le syndrome Thomas Langmann est de retour (j'met plein de sous et ça se voit pas)?

tao 03/12/2008 10:35

Rien qu'à voir les quelques extraits j'ai trouvé cela mauvais et assez caricatural. Le personnage devient noir et comme hasard se met à danser comme Michael Jackson. Ben oui c'est connu tous les noirs savent danser, chanter et jouer au basket comme des dieux c'est bien connu.

jphfr56 03/12/2008 09:31

Comme film ayant le même thème, je conseille Soul Man, histoire d'un etudiant blanc qui se déguise en étudiant noir, pour obtenir une bourse d'étude reservée aux noirs.

blagman 03/12/2008 09:08

quand j'ai vu la bande annonce, je me suis dit pourquoi pas... sauf qu'après, j'ai vu que c'était une comédie musicale...et quelle drôle d'idée de bloquer l'accès à certains critiques...

Vivien 03/12/2008 08:49

Mais qu'est-ce qui lui a pris d'en faire une comédie musicale ?