16 Décembre 2008
Jean-Luc Delarue présente en direct, ce mardi, une émission spéciale sur France 2 à 20h45,
"Les nouveaux visages de la précarité".
Un rendez-vous présenté ainsi par la chaîne :
"2008 marque l’année de la
crise : une situation financière et économique sans précédent depuis la grande crise de 1929. Les conséquences sur l’emploi sont immédiates. On annonce 20 millions de chômeurs de plus dans le
monde en 2009. Licenciements, faillites personnelles, et développement du travail précaire menacent notre société. En France plus de 7 millions de personnes vivent déjà avec moins de 800 euros
par mois.
Ce soir, Jean-Luc Delarue brise les tabous en donnant la parole à ceux, qui, il y a quelques mois, se croyaient à l’abri de la précarité. Ils vivaient dans un certain confort
matériel, ne connaissaient pas le besoin. Pourtant, aujourd’hui, se loger mais aussi tout simplement se nourrir, se vêtir, se soigner devient de plus en plus difficile pour eux. Qui sont ces
nouveaux visages de la précarité ? Des travailleurs pauvres, des étudiants, des retraités, d’anciens cadres, ou des mères célibataires, comment ont-ils été happés si brutalement par la spirale de
la précarité ?"
Reportages et témoignages :
Il suffit d’un rien
- Marjorie, 25 ans est
mère célibataire.Sans solutions de garde pour sa fille, elle a dû arrêter de travailler pour s’occuper d’elle. Avec peu de revenus, elle n’arrive pas à payer son loyer et risque l’expulsion.
- Suite à un licenciement, Marie-Josée (63 ans) se retrouve en quelques mois, expulsée de son appartement avec sa fille. Elle dort dans une cave puis dans une chambre de bonne de 8m².
Aujourd’hui, grâce au « système D », elle a retrouvé un toit et se démène pour que sa fille ne souffre plus de la précarité.
Un toit malgré tout
- Laurence et Saïd sont des travailleurs précaires. Avec un peu plus de 2000 euros de revenus par mois ils ne
trouvent pas de logement. Depuis un an, ils vivent à l’hôtel dans une chambre de 13m² avec leurs 3 enfants.
- Georges et Laetitia, vivent
depuis 4 mois dans leur voiture sur un parking. La garde de leurs 5 enfants leur a été retirée. Ils doivent trouver du travail pour pouvoir se loger et retrouver un équilibre
familial.
- Patricia et Marc se sont
fait licencier. Depuis, ils vivent dans une caravane installée dans le jardin de leur fille. Entre la culpabilité de se retrouver à la charge de leur enfant et le désespoir d’avoir tout perdu, le
couple a du mal à relever la tête.
Garder sa dignité
- Laurence (40 ans) était
cadre et gagnait bien sa vie. Licenciée en 2005, elle est aujourd’hui sans domicile fixe, fréquente les épiceries sociales et squatte chez des amis, parfois même dans la rue. Humiliée par sa
condition, Laurence refuse de vivre au crochet des autres.
Relever la tête
De plus en plus les énergies se mobilisent : regroupements en collectivité, colocations multi générationnelles, cumul des
emplois …et surtout entraide.
- Josette (57 ans) et sa
fille Amandine (13 ans) vivaient depuis 8 mois dans une caravane, essayant tant bien que mal de se protéger du regard des autres. Une femme du quartier les a repérées et leur a tendu la
main en leur proposant son toit. Depuis une véritable chaîne de solidarité s’est créée autour de cette maman et de sa fille.
Appel à l’entraide
Parce que la solidarité reste la façon la plus simple et la plus rapide d’agir, un standard téléphonique sera actif tout
au long de l’émission afin que les téléspectateurs qui le souhaitent puissent apporter une aide concrète et immédiate (proposition d’emploi, véhicule, hébergement…) aux témoins présents sur le
plateau.
Les téléspectateurs pourront réagir en direct
par téléphone en composant le : 0 890 71 02 22 (0.15€/min+surcoût éventuel selon opérateur).
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