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Publié par François 09/01 5h45











France 3 diffuse ce vendredi soir un documentaire inédit d'André Halimi, "Tout le monde il est beau. Tout le monde n'est pas Jean Yanne".




Dans ce document inédit, la parole est donnée à celles qui ont le plus compté à ses yeux. Sophie Garel, Marlène Jobert, Nicole Calfan et Mimi Coutelier ont été marquées à jamais par ce pygmalion : elles portent un regard singulier sur lui et livrent des pensées secrètes, des fragments d'intimité auxquelles elles seules ont eu accès. C'est avec une profonde nostalgie qu'elles évoquent un homme aux multiples facettes, à la fois amant et père, tantôt trop absent et tantôt débordant d'attention...




Extraits :




Sophie Garel :

« Pour moi, c’est un humoriste majeur du XXe siècle. Avec cet esprit un peu gaulois, très français. Il y avait Coluche et Jean Yanne ! Irrésistibles, brillantissimes… Quand ils ouvraient la bouche, c’était pour dire une phrase d’auteur. »

« Jean était un vrai séducteur ! Il aimait les femmes jusqu’à vouloir tirer d’elles le meilleur de leurs possibilités, de leur féminité… Il m’a déniaisée sur tous les aspects de la vie et m’a « pygmalionisée » à son goût. »

« Jean n’était pas vulgaire. Au contraire, très élégant dans ses sentiments. Un jour, il m’a écrit des chansons magnifiques. On aurait dit des poèmes de Villon ! C’était d’une beauté et d’un raffinement… Il avait aussi ça en lui, même si ce n’est pas ce qu’il montrait toujours… »




Nicole Calfan :

« Il m’a aimée comme une enfant, j’étais un peu sa fille. Il m’a faite. J’étais une jeune fille bien élevée qui venait de la Comédie-Française. Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a dit : « La vie est une tartine de merde dont on mange un morceau tous les jours. » Le choc des mondes pour moi ! »

« Petit à petit lui est venue l’idée du pouvoir, le goût de créer tout seul. Il me disait : « Je suis comme mon père qui était menuisier. Je veux savoir de quel bois est faite la commode. » Il en avait assez d’être « manipulé » par un metteur en scène ou par une production. Il voulait lui aussi enfiler la casquette d’auteur, de metteur en scène et de producteur. Ce fut passionnant pour moi de voir cet homme gravir les échelons (la création de la maison de production Cinequanon) et le voir devenir de plus en plus créatif. »





Mimi Coutelier :

« Jean adorait avoir sa cour, et s’il ne pouvait pas caser ses copains dans un rôle spécifique, il leur trouvait quelque chose à faire. Comme ça, il avait son petit monde autour de lui. »

« Les bas, il les transformait en hauts. Il arrivait à rendre la vie jolie. »




Photo Sophie Garel, copyright Editing productions.