22 Janvier 2009

Echapper au spectre de l’échec scolaire est devenu une obsession pour les parents. Et pour beaucoup d’entre eux, l’école
seule, ne peut pas donner toutes leurs chances de réussite aux enfants. C’est pourquoi le marché du soutien scolaire privé prospère : il génère 700 millions de chiffre d’affaires par an et 5
entreprises se partagent le business : Acadomia - le leader côté au second marché - , Complétudes, Keepschool, Profadom et les prestigieux Cours Legendre.
A grand renfort de campagnes de publicité et d’opérations de marketing, ces enseignes promettent toutes des méthodes pédagogiques rigoureuses et un service sur mesure pour chaque élève. Qu’en
est-il vraiment ? Que valent ces organismes ? Comment recrutent-ils leurs "enseignants" ? Mettent-ils toujours des intervenants compétents à disposition des parents ?
Enquête inédite sur un secteur florissant, qui n’est toujours pas réglementé.
Les fleurs de la discorde
Un reportage de Guillaume Pitron et Alexis Marant.
Vallée du rift, au centre du Kenya. A 2 300 mètres d’altitude, des gigantesques serres se côtoient le long d’une route
défoncée qui encercle le lac Naivasha. A 80 kilomètres au sud de l’équateur, la région abrite l’une des plus vastes zones de production de roses au monde.
La floriculture est le nouvel eldorado du Kenya, le premier fournisseur de roses de l’Europe. En 2007, les fleurs représentaient 45% des exportations du pays, pour un chiffre d’affaires de 400
millions de dollars. Rares sont pourtant les consommateurs français à se douter que quelques roses achetées au marché ont été cueillies 48 heures plus tôt dans les hauts plateaux de l’Afrique de
l’est…
Lodges somptueux, réserves animales, ensoleillement maximum : le cadre de la « vallée des roses » est digne d’une carte postale africaine. Et pour 50 000 Kenyans accourus des régions les plus
pauvres du pays, cette province est synonyme de "vallée du bonheur", une opportunité unique d’échapper à la misère.
Une chance qui comporte aussi ses revers. Les conditions de travail sont souvent décriées, les faibles salaires critiqués. Les impacts sur l’environnement suscitent également la controverse… Pour
nombre d’employés entassés dans les bidonvilles autour des serres, les fleurs de l’espoir sont surtout les fleurs de la désillusion.
Photo copyright DR.
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