12 Février 2009

Guilaine Chenu et Françoise Joly présentent ce jeudi 12 février à 20h35 un nouveau numéro du magazine "Envoyé spécial". Sur
France 2.
Sommaire :
Carton rouge, les abus sexuels dans le sport (un reportage de Pierre-Emmanuel Luneau- Daurignac & Virginie Travert).
10 ans après le scandale du dopage, le sport va peut-être vivre un nouveau tremblement de terre. Une enquête récente réalisée dans les CREPS (Centres Régionaux d’Education Populaire et Sportive)
commandée par le ministère de la Santé révèle que près d’un sportif sur trois a été victime de violences sexuelles et que près d’un sur dix a été victime d’une agression sexuelle directe. Faut-il
croire à ces chiffres effrayants ?
Pendant plusieurs mois, une équipe d’Envoyé Spécial a mené l’enquête. Les abus sexuels, qui peuvent aller du harcèlement moral jusqu’au viol en réunion, touchent aussi bien le sport de
haut-niveau que le sport amateur. Une loi du silence implacable règne sur ces affaires. Non seulement les victimes, souvent jeunes et démunies, n’ont pas la force de parler, mais en plus l’omerta
et la connivence règnent souvent dans l’encadrement jusqu’au sommet des fédérations sportives.
Les décroissants : moins consommer pour mieux vivre ? (un reportage de Sophie Romillat & David Geoffrion).
Les sociologues les appellent les « décroissants » : en France, ils sont de plus en plus nombreux à refuser de consommer toujours plus. Ils refusent la spirale de la société de consommation.
Quand le reste de la population ne songe qu’à augmenter son pouvoir d’achat, les décroissants préfèrent travailler moins, gagner et dépenser moins. Il ne s’agit pas de jeter tout ce qu¹ils
possèdent, mais de diminuer progressivement leur consommation en adoptant une vie économe, basée sur le système D. Tout un programme qui séduit de plus en plus les Français. Impossible de
connaître le nombre de « décroissants » en France, mais c¹est une tendance réelle, une stratégie d’adaptation à la crise de moins en moins marginale.
Les « décroissants » ne sont pas des radins, mais des écolos qui privilégient le système D. Concrètement, ils économisent l’énergie, l’eau, l’électricité et l’essence, limitent leurs déchets, ils
se déplacent le moins possible en voiture ou en avion, boycottent les grandes surfaces, mangent des aliments bios produits localement pour limiter le transport et les emballages. Alors, qui sont
ces « décroissants »? Quelles sont leurs solutions pour acheter de moins en moins, pour limiter leurs déchets ou encore éviter la voiture ?
Rencontre avec ces consommateurs qui ont décidé de changer de mode de vie. Alexandre vit en banlieue parisienne animé par un objectif singulier, consommer le moins possible. Il passe son temps à
traquer le gaspillage. Bénédicte vit dans une tente traditionnelle dans les Hautes Alpes, à 1.000 mètres d¹altitude au milieu de nulle part. Il existe aussi une nouvelle génération de
décroissants, ils sont jeunes, ils habitent dans les grandes villes et ils gagnent très bien leur vie. Comme Audrey, ingénieur commercial à Lyon, qui récupère les cageots entiers de légumes
abîmés laissés par les commerçants à la fin du marché.
Pirates de Somalie (un reportage de Kader Bengriba, Romain Hamdane & Mathieu Préaux).
Le golfe d’Aden, l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde, 30% du pétrole brut mondial y transite est aussi devenu l’une des plus dangereuse. Pétroliers, cargos avec leur
chargement précieux, yachts et bateaux de plaisance comme le voilier de luxe français « Le Ponant » sont devenus la cible de pirates au large de la Somalie. C’est de ce pays très pauvre que
partent ceux qui l’an dernier ont mené des attaques sur plus d’une centaine de navires. Leur objectif : négocier des rançons qui leur auraient rapporté en 2008 près de 120 millions de
dollars.
Alors qui sont ces pirates ? Comment procèdent-ils ? Deux équipes d’Envoyé Spécial se sont rendues sur place. La première est montée à bord d’une flottille de catamarans français à destination
des Seychelles et a partagé le quotidien de ces navigateurs obligés d’affronter les dangers d’une traversée à haut risque. La seconde équipe s’est rendue en Somalie, sur la trace de ces nouveaux
flibustiers et a mené l’enquête. De la prison où certains de ces pirates sont aujourd’hui incarcérés au marché aux devises où s’échangent en plein air deux millions de dollars tous les jours, les
journalistes d’Envoyé Spécial ont pu grâce à un intermédiaire rencontrer quelques uns de ces pirates. Un document exclusif sur ces nouveaux bandits des mers qui défient le
monde.
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