Téléfilm évènement le vendredi 1er mai sur France 2. Seize ans jour pour jour après la mort de Pierre Bérégovoy(l'enquête de police a conclu au suicide), la chaîne propose "Un homme d'honneur". Avec Daniel Russo dans le rôle de l'ancien Premier ministre.
Réalisé par Laurent Heynemann. Scénario de Gilles Gérardin, Laurent Heynemann et Dan Franck.
Avec : Daniel Russo (Pierre Bérégovoy), Dominique Blanc (Gilbert Bérégovoy), Marc Citti (Julien), Laurent Spielvogel (Michel), Laurent Stocker (le juge Jean-Pierre), Simon Eine (Roger Patrice
Pelat) et Marc Samuel (Samir Traboulzi).
1er mai 1993 : l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui vient d'essuyer une défaite législative sans appel, s'est tiré une balle dans la tête. Dans la voiture qui roule de Nevers à Paris,
comme à la poursuite de l'hélicoptère qui emporte son mari vers l'hôpital du Val-de-Grâce, Gilberte, son épouse se remémore leurs dernières années, faites d'espoirs politiques, de fascination pour
leur nouvelle vie, de déception, d'exaltation mais aussi de trahison et d'abandon. La sincérité de Pierre Bérégovoy et son absence absolue de cynisme sont le sujet de ce film. C'est le portrait
intime et fictionné d'une figure incontournable de la vie politique française des années quatre vingt. Militant solide, surmontant tous les complexes et les mépris, dans un mouvement socialiste qui
comptait bien peu de dirigeants issus, comme lui, des milieux populaires, le suicide a totalement retourné l'image de Bérégovoy.
Quand on lui a proposé le rôle, Daniel Russo, interrogé par Christophe Kechroud-Gibassier, dit avoir tout de suite pensé à la responsabilité qu’impose un tel rôle. "Pierre Bérégovoy, c’est
l’histoire récente, son suicide a été un drame national. J’ai pensé à sa famille. Mais le scénario d’Un homme d’honneur, je l’ai trouvé honnête, de bonne foi. Pas question de scoop, de
révélation, d’ambiguïtés (suicide ou assassinat ?). L’essentiel, ce sont les fêlures d’un homme dont on a mis en doute l’honneur puis qu’on a abandonné. J’avais confiance en Laurent Heynemann. Pour
le reste, c’est mon boulot."
"Pour commencer, Charly Koubesserian, qui m’a maquillé pendant le tournage, m’a demandé de prendre du poids… J’ai pris 9 kg. Franchement, ce n’est pas désagréable, je suis gourmand. Les perdre,
évidemment, c’est une autre affaire ! Plus sérieusement, je suis un interprète, mon travail est de servir un scénario et un réalisateur. Je suis comme un instrument de musique : on me demande un
sol, un do dièse, un la.., je m’exécute. Ensuite, chaque instrument a son timbre propre, chaque comédien sa manière d’aborder un rôle. Pierre Bérégovoy, je l’ai énormément regardé, en photo, en
vidéo. Sa façon de marcher, de parler, de se tenir. J’ai été très frappé par son écoute, c’est une chose à laquelle je suis sensible et c’est de la matière pour un comédien. J’ai essayé de lui
prendre des attitudes, comme cette manière de tenir son porte-document serré contre lui ou ce geste de reboutonner son veston avant de sortir. Et puis, je me suis arrêté là. Tout ça, c’est la
technique, pas le fond. Ce n’est pas en apprenant par cœur la vie d’un type que vous saurez comment l’interpréter. Les acteurs qui partent suivre un stage dans la police avant de tourner, ça me
fait sourire. Ils apprendront à tenir un revolver, et ce n’est pas si mal, mais pas à jouer leur personnage. Du reste, Laurent m’avait dit : "Je ne veux pas une imitation de Bérégovoy, c’est toi
que je veux, jouant Bérégovoy". Et le maquillage réalisé par Charly allait dans ce sens : en dehors des sourcils (collés poil à poil !), il n’y avait aucune prothèse. Tout était fait au pinceau, en
suivant le dessin des rides de Bérégovoy."
Parfait complément au téléfilm, un numéro spécial du magazine 'Un jour, un destin' sera diffusé le même soir à 22h10 sur France 2.
Présenté par Laurent Delahousse.
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T
TLC
06/04/2009 20:54
Pas là ce week-end là, comme beaucoup d'autres. C'est vrai que le choix du 1er mai est compréhensible du fait de la date anniversaire de son décès, mais je crains que l'audience soit faible :(