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A voir : Tien Anmen, mémoire interdite.








Documentaire inédit ce dimanche 31/05 à 21h30 sur France 5, "Tien Anmen, mémoire iterdite". En juin 1989, le massacre de la place Tian Anmen mettait un terme aux aspirations démocratiques des étudiants de Pékin. Vingt ans après, quelle trace a-t-il laissé dans la mémoire collective chinoise ? Une enquête signée Charlie Buffet.



Jiang Jielian avait 17 ans. Sa mère, Ding Zilin, ne dit rien des circonstances exactes dans lesquelles il a perdu la vie. Ancienne professeure de philosophie à l'université de Pékin, elle n'a pourtant rien oublié : « Ce printemps-là, mon fils a passé beaucoup de temps sur la place. Il s'occupait du service d'ordre lycéen, distribuait des vivres et des boissons aux étudiants, se souvient-elle. Moi, à cette époque, j'étais plutôt conservatrice. J'essayais de le retenir, mais il n'y avait rien à faire : chaque soir, il attendait que je dorme pour quitter la maison et filer sur la place. »



C'est à la mi-avril, à la mort de l'ancien secrétaire général du Parti communiste, Hu Yaobang, que tout a commencé. Limogé en 1987 pour avoir soutenu des manifestations appelant à davantage de démocratie, Hu Yaobang avait ranimé l'espoir. Pour lui rendre hommage, 10 000 étudiants convergent vers la place de « la Porte de la paix céleste », cœur névralgique de la capitale. Ils réclament la fin de la corruption, la reprise des réformes. Bientôt, dans le pays, les manifestations étudiantes se multiplient. Ouvriers et employés rejoignent les cortèges, qui enflent.



Le 19 mai, Deng Xiaoping fait instaurer la loi martiale. Les manifestants de Tian Anmen persistent. Dans la nuit du 3 au 4 juin, l'armée reçoit l'ordre d'évacuer la place. Le sang va couler pendant plusieurs jours. « J'ai vu les soldats tirer sur la foule, raconte Lin Huan, qui, blessé pendant les affrontements, perdra un bras. A chaque rafale, des gens s'effondraient (…). Puis les tanks sont arrivés. Nous étions écrasés les uns contre les autres, asphyxiés par les gaz lacrymogènes. »...




Légende photo : L'atelier d'artiste des frères Gao, à Pékin, est interdit au public.
Crédit photo © DR / PROD
. Texte de Christine Guillemeau.



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D
ARTE Reportage consacre également une web-série speciale qui donne la parole à des temoins du 4 juin 1989 qui vivent encore en Chine et qui ont decidé de s'exprimer. C'est impressionnant de voir la chape de plomb imposée par le régime.La web série d'ARTE Reportage est ici : www.arte.tv/tiananmen
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