19 Janvier 2007

Diffusion ce vendredi 19 janvier en prime time sur Arte du téléfilm Poison d'avril. Une fiction signée William Karel.
Avec Bruno Gourmet, Anne Brochet, Bruno Todeschini.
Le synopsis :
Début mars 2002. Simon est engagé comme directeur de l'information d'une chaîne de télévision, avec pour mission de reprendre en main la rédaction en prériode d'élection présidentielle et remonter l'audience.
Il a posé ses conditions : les pleins pouvoirs...
Toute la rédaction, qui redoute la venue de Simon, compte sur Charles, le rédacteur en chef du journal télévisé, pour le freiner dans sa course à l'audimat. Mais appelé d'urgence au chevet de son père, Charles va devoir laisser "sa" rédaction à cet arriviste cynique.
Il "confie" donc son journal télévisé à Laurence, rédactrice en chef adjoint, qui va tenter de sauvegarder leur intégrité journalistique. De son exil forcé, Charles assiste aux dérives de sa chaîne qui, à son tour, et à la suite des autres, va faire de l'insécurité le coeur du débat politique.
Le film se déroule sur 7 semaines, du 5 mars au 21 avril 2002. Du premier sondage qui considère Le Pen comme mort politiquement, à l'élimination de Jospin du second tour des Présidentielles. La "montée inexorable de l'insécurité" va devenir la vedette de tous les JT, au moment même où la délinquance connaît en France son taux le plus bas depuis dix ans. L'insécurité devient la première préoccupation des Français...
Willima Karel dit que son film dénonce l'omniprésence du thème de l'insécurité à la veille du premier tour de la présidentielle 2002, l'obsession de l'audimat "Si le film parle de la faillite des instituts de sondages, aveugles devant la montée de Le Pen (les derniers sondages autorisés, diffusés deux jours avant le premier tour, donnaient 12.5% à Le Pen ), du machiavélisme de l'équipe de Chirac, de la campagne ratée de Jospin (...), on y voit surtout l'emballement de toutes les chaînes sur l'insécurité. C'est quand même la première fois où les médias, et la télévision en particulier, ont fait basculer le cours d'une élection . Où l'on a utilisé le thème de l'insécurité jusqu'à la nausée. Le film revient longuement et se termine par l'affaire Papi Voise, ce petit vieux d'Orléans, battu par des inconnus trois jours avant le 21 avril. Et qui a fait 83 fois l'ouverture des JT de toutes les chaînes. Chose ahurissant epour une histoire d'une banalité confondante, un petit fait divers sans interêt monté en épingle par la télévision".
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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