50 ans de faits divers DOM-TOM : diffusion de la saison 2 inédite.

 

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Dès ce 11 juillet, et pendant tout l’été, retrouvez chaque lundi à 22h55 sur 13ème RUE, de nouveaux épisodes de la collection « 50 ans de faits divers DOM-TOM » ! Cette année, 13ème RUE s’envole pour Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Martinique ou encore la Guadeloupe, explorant la face cachée de ces îles paradisiaques à travers un fait divers qui a marqué ces territoires d’outre-mer.

 

La Guadeloupe, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie … Ces destinations évoquent des îles paradisiaques, destinations de rêve très prisées pour les vacances estivales. Mais loin de la carte postale, la réalité est tout autre ! A contre-courant, 13ème RUE vous propose de découvrir une autre vision des DOM-TOM, à travers des faits divers qui ont ébranlé les pays, souvent méconnus en métropole. Homicide, incendie, soulèvement populaire, enlèvement, ce magazine s’appuie sur un fait divers souvent tragique survenu dans les DOM-TOM afin de dresser le portrait de sociétés en pleines mutations sociologiques, politiques ou législatives, permettant ainsi de mieux comprendre leur culture et leur population. Agrémenté d’images d’archives et de témoignages exclusifs, chaque documentaire s’intéresse au visage des différents territoires des DOM-TOM, racontant la société et ses évolutions à travers des évènements marquants.

 

Ce lundi 11 juillet à 22h55 - « Mayotte : les feux de la honte »

Ce premier épisode revient sur un fait divers accablant, l’incendie du village d’Hamouro par le maire du village de Bandrélé. A plus 8000 kilomètres de la France, un véritable drame se joue dans le village pêcheur d’Hamouro, le lundi 26 octobre 2003. Une opération de lutte contre l’immigration clandestine est menée sur ordre du Procureur de la République. Les gendarmes débarquent sur la plage d’Hamouro à 6 heures du matin, interpellant une vingtaine de sans-papiers, alors que 80 autres ont réussi à prendre la fuite. Plus tard dans la matinée, le maire de Bandrélé, Moussa Madi, prend la tête d’une seconde opération illégale cette fois ci : sur ses ordres, les employés municipaux mettent le feu à toutes les cases traditionnelles, sous les yeux des gendarmes qui n’interviennent pas. Les clandestins assistent impuissants à la destruction de tous leurs biens. Alors que les élus locaux soutiennent le maire, syndicats, avocats et enseignants réclament qu’il soit traduit en justice. Grâce à la détermination de la Ligue des Droits de l’Homme qui se constitue partie civile, le procès de Moussa Madi s’ouvre en juin 2006 : il écope d’un an de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve, une amende de 5000 euros, le remboursement de 500 euros à chacune des 26 parties civiles et deux ans d’ inéligibilité. En appel, sa peine sera largement revue à la baisse. Le 16 mars 2008, Moussa Madi a été réélu maire de Bandrélé avec 45,68% des voix. Grâce aux témoignages d’avocats, de journalistes, de clandestins et de Moussa Madi luimême, le documentaire retrace ce fait divers oublié et tente d’éclairer le contexte dans lequel cet acte a pu se produire.

 

Crédit photo © DR.

 

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