9 Mai 2013
Deux soldats de Tsahal otages au Liban rentrent chez eux après dix-sept ans de détention. Mais peut-on vraiment revenir de l’enfer ? Série qui a inspiré Homeland, Hatufim est à découvrir dès ce jeudi 9 mai sur ARTE. Episodes 1 et 2, dès 20h50.
Hatufim (“kidnappés” en hébreu) raconte les douloureuses retrouvailles des deux rescapés, traumatisés par la détention et la torture, avec leurs familles et leur pays. Alors que les uns et les autres tentent tant bien que mal de renouer les fils de leurs vies brisées, l’armée enquête. Cherchant à comprendre comment Amiel est mort, elle craint que les prisonniers n’aient été “retournés” par leurs bourreaux. Même si ce mystère entretient constamment le suspense, Hatufim, contrairement à Homeland, communique ARTE," met d’abord en avant le combat de chacun pour surmonter sa souffrance. Dans ce récit subtil et sombre, ancré dans la réalité israélienne et ponctué de flashbacks fulgurants de violence, la vérité psychologique des personnages compte autant que l’élucidation de leurs secrets".
Le début: C’est par un coup de fil d’Ilan Feldman, l’officier chargé d’accompagner les familles des prisonniers, que celles-ci ont appris le retour imminent des deux survivants. Talia, l’épouse modèle, est partagée entre la joie et la crainte de ne pas être à la hauteur, tandis que ses deux enfants multiplient les remarques cyniques pour conjurer leur appréhension. Terrassée par la culpabilité, Nurit, l’ex-fiancée d’Uri, se plie aux exigences de l’armée et accepte de feindre qu’elle lui est restée fidèle. Quant à Yael, la soeur d’Amiel, bravant les conseils d’Ilan, elle se rend à l’aéroport comme les autres, mais pour accueillir, elle, la dépouille de son frère.
Série de Gideon Raff (Israël, 2009, 1h et 9x49mn, VF/VOSTF)
Scénario : Gideon Raff.
Avec : Yoram Toledano (Nimrod Klein), Ishai Golan (Uri Zach), Yaël Abecassis (Talia Klein), Mili Avital (Nurit Halevi-Zach), Adi Ezroni (Yael Ben Horin), Assi Cohen (Amiel Ben Horin), Nevo Kimchi (Ilan Feldman), Gal Zaid (Haïm Cohen).
Gideon Raff : "Je m’étais aperçu que le sujet des prisonniers de guerre était si tabou en Israël qu’il n’existait pas de fiction sur ce thème. Le gouvernement négocie, et paie souvent un prix élevé, pour faire libérer les soldats. Mais ensuite, les Israéliens ne veulent plus entendre parler d’eux. Le pays souhaite un happy end et n’est pas capable de faire face aux syndromes posttraumatiques des prisonniers libérés, aux familles qui se disloquent, aux vies brisées. La libération des soldats marque la fin de l’histoire alors que dans Hatufim, c’est là que tout commence. Pour certains, le retour est plus dur que la captivité car ils sont incapables de se sentir chez eux et de redevenir ceux qu’ils ont été. Ils n’arrivent pas à combler le fossé qui s’est creusé avec leurs proches. C’est une expérience horrible. Je pose la question mais je n’ai pas de réponse : un prisonnier de guerre peut-il réellement revenir du lieu où il a été détenu ?"
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