10 Février 2014
Loin d’être un bloc unique et massif, la collaboration fut constituée de différents mouvements, parfois contradictoires ou opposés, incarnés par des hommes jouant leur propre partition.
Réalisé par Gabriel Le Bomin, le doucmentaire inédit Collaborations, à base d'archives colorisées, est proposé ce lundi à 20h45 sur France 3. Commentaire : Grégory Gadebois.
Première partie (45 minutes)
De juin 1940 à août 1941, les hommes qui ont pris le pouvoir à Vichy mettent en place une politique de « collaboration » avec l’Allemagne nazie. Tandis que Philippe Pétain impose son idéologie réactionnaire et sa « Révolution nationale », Pierre Laval, vice-président du Conseil, et Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne en France, œuvrent au rapprochement des deux pays. Laval le premier parle de collaboration avec l’Allemagne, tandis qu’Abetz propose à Hitler un partenariat avec la France pour mieux la soumettre, un jeu de dupes dont le chancelier du Reich serait le maître. Après avoir évincé Laval dont il se méfie, Pétain pousse plus loin la collaboration et met en place une politique xénophobe et antisémite. De leur côté, les ultras de la collaboration, soutenus par Abetz, commencent à faire entendre !
Deuxième partie (54 minutes)
À partir de l’hiver 1941, la collaboration entre la France et l’Allemagne s’intensifie. Pierre Laval, désormais président du Conseil, renforce la collaboration policière pour lutter contre la Résistance, les réfractaires et les juifs. Les hommes de la collaboration font peu à peu de la France un État antisémite et milicien qui se synchronise avec la logique de l’occupant… 78 000 juifs et des milliers de résistants seront victimes de cette politique. Vichy cède sur tout, n’ayant plus ni empire, ni armée, ni marine, ni zone libre. La politique de collaboration est un fiasco.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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