Diffusion le mardi 3 novembre à 20h35 sur France 2 du documentaire inédit Un mur à Berlin. Réalisé par Patrick Rotman. Avec la
participation de Georges Marion et Claudia Zippan. Commentaires de Florence Pernel.
Il y a près de vingt ans, le 9 novembre 1989, le mur de Berlin s’écroulait. Ce fut un moment historique qui, pour beaucoup, signa la fin du XXe siècle et conclut ses drames. La chute du Mur annonce
en effet la fin du système communiste qui, pendant plus de soixante-dix ans, a accompagné la marche du monde et imprimé sa marque sur une bonne partie de la planète. Le Mur, de sa construction à
son effondrement, a symbolisé la division de l’Europe, l’affrontement des deux blocs, la tragédie allemande. Berlin, déchirure au coeur de l’Europe, a été pendant cinq décennies le sismographe de
la guerre froide. Berlin, l’ancienne capitale du Reich, porte en effet les stigmates des deux totalitarismes du XXe siècle, communisme et hitlérisme.
Un Mur à Berlin raconte l’histoire de Berlin de la chute du nazisme à la chute du communisme : les deux Allemagnes, les raisons de la construction du Mur, la vie à l’ombre du Mur, les évasions et
les morts, l’arrivée au Kremlin de Gorbatchev, les craquements de l’Europe de l’Est jusqu’à l’année 89, l’effondrement final de l’automne 89, la soirée historique du 9 novembre 89. Ce documentaire
réunit témoins et acteurs politiques de la chute du Mur et déroule sur 50 ans des archives spectaculaires et en partie inédites.
Pour ouvrir le film : une évasion en ULM. Ces images aériennes de Berlin à 4 heures du matin, Patrick Rotman les trouve extraordinaires. "Et j’ai su dans l’instant qu’elles feraient l’ouverture
du film, en parfait préambule sur le thème du “comment en sortir, comment s’en sortir”. Car, tout de même, l’histoire de ces trois frères est formidable : évasion des deux premiers de Berlin-Est
dans des conditions rocambolesques et achat de l’ULM avec l’argent de la vente de tout ce qu’ils possèdent pour aller chercher le troisième resté derrière le rideau de fer.”
Toujours selon Patrick Rotman, Marie-Hélène Barberis a travaillé avec près de 40 sources d’archives différentes, publiques ou privées, issues des Etats-Unis, de Russie, de Hongrie, d’Angleterre,
d’Allemagne… "Nous avons inséré des films tournés en 35 mm dans les années 60 par l’armée américaine ; des images russes en couleur de l’Allemagne des années 50 ; des documents d’amateurs –
l’évasion en ULM, la Stasi, les manifestations de Leipzig… - fruits d’une recherche de plusieurs mois pour nos deux documentalistes. Quant à la soirée du 9 novembre à reconstituer, elles ont
cherché dans les archives des chaînes de télévision allemandes. Pour Olivier Zuchuat, le monteur, et moi-même, ce fut un travail insensé pour en restituer la chronologie, vérifier et identifier les
lieux.”