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A voir sur Arte, la série documentaire inédite Prohibition (Retour sur un fiasco).

 

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Série documentaire inédite en cinq parties, Prohibition est proposée dès ce samedi à 20h45 sur ARTE avec la diffusion des épisodes 1 et 2 : "Une nation d'ivrognes", et "Les 'moque-la-loi'". Restée treize ans en vigueur, la prohibition est aujourd’hui associée au triomphe des filières criminelles, de l’alcoolisme et de l’hypocrisie. Un fiasco américain raconté par Ken Burns et Lynn Novick.

 

Le 17 janvier 1920, le 18e amendement déclare illégaux la vente, la fabrication et le transport d’alcool sur tout le territoire des États-Unis. Point culminant de près d’un siècle d’activisme antialcool, la prohibition prétend protéger les familles et favoriser l’utopie protestante d’une vie saine dans l’ensemble de la société américaine. Paradoxalement, elle confère une image glamour et attrayante à la consommation illicite d’alcool, attise le cynisme et l’hypocrisie, encourage le développement des gangs de quartier au niveau national et incite les représentants du gouvernement à contourner la loi. Bien au-delà du gangstérisme de Chicago, des garçonnes et des bars clandestins qui nourrissent depuis lors l’imaginaire des grands cinéastes américains, le récit de la Prohibition par Ken Burns et Lynn Novick révèle une expérience complexe dans une période de transformation capitale.

 

1. Une nation d’ivrognes

Depuis que les Pères pèlerins ont chargé la soute du Mayflower avec de la bière, l’alcool et les rituels qui l’entourent sont au moins aussi américains que l’apple pie. Au milieu du XIXe siècle, le saloon est le lieu de rendez-vous des nouveaux arrivants désargentés. Mais alors qu’une vague de ferveur idéologique balaie le pays, beaucoup, à commencer par les femmes, considèrent l’alcool comme un fléau. Des campagnes de tempérance inspirées par l’Église au lobby xénophobe de la Ligue antisaloon, les Américains se déchirent. Cette dernière, emmenée par Wayne Wheeler, étend son influence politique et lorsque éclate la Première Guerre mondiale, elle n’hésite pas à assimiler les brasseurs et les buveurs de bière à l’ennemi allemand. L’alcool est finalement déclaré illégal le 17 janvier 1920. Mais déjà, la résistance s’organise...

 

2. Les “moque-la-loi”

Du whisky aux bières légères et même au chou fermenté, tous les produits alcoolisés sont maintenant illégaux. Des millions d’Américains se mettent alors à contourner la loi. Tandis que l’ancien policier Roy Olmstead se lance dans la contrebande et approvisionne Seattle en schnaps canadien, des milliers de speakeasy – où l’on commande à voix basse – ouvrent leurs portes pour permettre aux New- Yorkais d’étancher leur soif. Médecins et pharmaciens, agents fédéraux et policiers locaux, rabbins et directeurs de pompes funèbres y trouvent des occasions de profit. Les deux cents fonctionnaires chargés de faire appliquer la loi dans la Grosse Pomme ne peuvent que constater leur impuissance.

 

Credit photo © St. Louis Post-Dispatch

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C
<br /> Oui, oui, une série documentaire prodigieuse, merci pour le sujet !  <br /> <br /> <br /> Du polar, et pour de vrai ! <br />
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