10 Décembre 2013
Marc (Thierry Godard) et Monica (Marie Kremer) sont des amants complices pour le pire… et pour le pire. Un jour, après un rendez-vous, Marc provoque un accident d’autocar, mais les deux passagers prennent la fuite sans un mot. Ils apprendront ensuite que le véhicule accidenté transportait des enfants et que plusieurs victimes sont à déplorer…Comment désormais continuer à vivre, sans rien dire et surtout, sans éveiller aucun soupçon ?
Adaptation du livre éponyme de Georges Simenon (1955), la fiction Les Complices sera proposée ce mardi 10 décembre à 20h45 sur France 3.
Téléfilm inédit réalisé par Christian Vincent qui explique pourquoi avoir choisi d’adapter le livre de Georges Simenon : "Depuis déjà plus de quinze ans, je tourne autour de l’œuvre de Simenon. Quand on est cinéaste, Simenon est un passage presque obligé. Depuis La Nuit du carrefour, réalisé par Jean Renoir en 1932, il a été adapté des centaines de fois. Quand on choisi de se mesurer à une œuvre telle que la sienne, écrite entre les années trente et les années soixante, j’avais deux alternatives : soit rester fidèle au contexte historique et faire un travail de reconstitution, soit adapter le roman à notre époque. J’ai choisi la deuxième solution en écartant tous les romans dont l’action se déroulait à l’étranger ou sur une période trop longue. Par ailleurs, je tournais pour la télévision en sachant que je disposerai de très peu de jours de tournage. Il fallait donc que je choisisse un roman réunissant unité de lieu et unité de temps".
Auteur du scénario, des dialogues et réalisateur, Christian Vincent a pris certaines libertés par rapport au texte original : "Simenon était un formidable observateur des hommes et de la société. Ses romans sont une photographie parfaite de l'époque à laquelle il a vécu. Un roman écrit en 1955 comme Les Complices parle précisément de l’année 1955. Partant du principe que je voulais faire des Complices un film d’aujourd’hui, il a donc fallu que je prenne énormément de liberté, car on ne vit pas aujourd’hui comme on vivait il y a soixante ans. J’ai disposé de 22 jours pour concevoir un film d’une heure et demie. J’ai évidemment su que ça serait difficile. Dès le début de l’écriture du scénario, j’ai pris une option forte : rédiger trois ou quatre scènes dialoguées très longues (cinq à huit minutes) que je pourrai tourner en une demi-journée. C’est ainsi que j’ai écrit la scène du restaurant routier, la scène du dîner de famille et la scène du bar avec la jeune prostituée. Ces séquences ne sont pas dans le livre. Ces personnages-là, je les ai inventés. Du roman, je n’ai gardé que la trame, le point de départ, l’impression qu’autour du personnage tout se resserre. J’ai aussi essayé de rester fidèle à une chose : l’étrangeté de la relation qu’il y a entre cet homme et cette femme, qui sont amants".
Crédit photo © Etienne Chognard / ALBERTINE PRODUCTIONS / FTV 2013
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