20 Juin 2011
Info aperçue dans le Parisien : la participation, une nouvelle fois, de la journaliste Claire Chazal au festival de la correspondance à Grignan en juillet prochain. Lecture le 7 à la Collégiale : ARIADNA EFRON A BORIS PASTERNAK, vivre dans l’avenir. Adaptation Didier Goupil.
Via le site du festival :
Ariadna Efron, née à Moscou en 1912, est la fille de la poétesse Marina Tsvetaeva. En 1922 elle suit ses parents sur le chemin de l'exil, en Tchécoslovaquie d'abord, puis à Paris où elle poursuit des études d'art. Soutenant ardemment les idées prosoviétiques de son père, elle retourne en URSS en 1937 où elle compte faire une carrière d'illustratrice, mais se voit arrêtée quelques mois plus tard comme élément «antisocial». Condamnée à huit ans de camp de travail, elle sera « libérée » en 1947. Interdite de retourner à Moscou, elle se voit confier un poste de professeur de dessin à Riazan. C'est de là-bas qu'elle écrira sa première lettre à Pasternak. Dix-huit mois plus tard, elle est à nouveau arrêtée et déportée en Sibérie. Ce n'est qu'en 1955, deux ans après la mort de Staline, qu'elle sera libérée et « réhabilitée ». Isolée, retirée, elle passera les vingt dernières années de sa vie à rassembler l'œuvre poétique de sa mère. Elle ne verra alors presque plus Pasternak. « Maintenant, (m') écrivait-elle, je vis comme un gardien dans son phare. Je ne vois pas les gens, je n'entends pas les nouvelles ». La mort de Pasternak l'arrachera à sa réclusion.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog