Dans les yeux d'Olivier Delacroix, ce soir : les crimes passionnels (Catherine, Aimée, Sophie).

 

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 Nouveau numéro du magazine Dans les yeux d'Olivier ce mercredi 18 avril en deuxième partie de soirée sur France 2. Thème : les crimes passionnels.

 

Les crimes passionnels bénéficient souvent de la clémence de la justice qui considère, à tort ou à raison, que la passion amoureuse peut amener quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même. Mais du point de vue des victimes et de leurs proches, cette indulgence est-elle justifiée ? La compassion que l’on a souvent pour les auteurs de ces crimes contribue-t-elle à en sous-estimer la gravité ? Et dans ce contexte, comment se prémunir de ces agressions ? Les menaces répétées de maris violents ne sont elles pas suffisamment prises au sérieux par les forces de l’ordre ?

 

Olivier Delacroix part à la rencontre de ces survivantes ou de leur famille pour comprendre comment, par jalousie, par dépit, ou par vengeance un mari, un père ou un amant (plus rarement une femme) peut devenir soudain un criminel.

 

La vie de Catherine a basculé le 25 décembre 2007. Cette mère de famille de 55 ans, mariée depuis 36 ans, a agressé sa rivale avec une très grande violence. L’agression aurait pu la tuer. C’est en interceptant un SMS destiné à son mari que Catherine a découvert qu’il entretenait une liaison avec cette collègue de travail. Les deux femmes se connaissent depuis plus de dix ans, c’est une trahison. L’amour de Catherine pour son mari l’aveugle et lorsqu’il lui fait comprendre qu’il veut partir quelques jours en vacances avec sa maîtresse, c’est l’affront de trop. Catherine se rend chez la maîtresse de son mari et la poignarde. Catherine a comparu pour tentative d’assassinat en 2009 et a été condamnée à six mois de prison ferme. Depuis, Catherine a divorcé. Elle vit seule et aspire à une vie tranquille entourée de ses enfants qui l’ont toujours soutenue malgré son geste.

 

Sophie est, elle, une rescapée. Une nuit de 2008, Jean-Luc, 39 ans, gare son véhicule devant la maison de Sophie, son ex-épouse dont il est divorcé depuis un an et demi. Depuis quelque temps, elle partage sa vie avec Eric, qu’elle connaît depuis 20 ans. Le couple est couché quand Jean-Luc fait voler en éclats la baie vitrée de leur domicile à l’aide d’une hache. S’en suit un épisode d’une rare violence. Jean-Luc se rue sur Eric et lui assène deux coups de hache, l’un à la cuisse, l’autre à la tête. Puis, il oblige son ex-femme à monter dans la voiture avec lui pour l’emmener à leur ancien domicile. Dans sa course folle, Jean-Luc tient des propos incohérents. En arrivant sur place, Sophie parvient à s’enfuir et à regagner son domicile. Entre temps, Jean-Luc se suicide. Eric, lui est grièvement blessé, mais vivant. Il échappe de peu à la mort. C’est le début d’une lente reconstruction à deux, entourés des enfants de Sophie, présents lors du drame et de leurs proches. Le temps aussi des questions, de l’analyse des signes avant-coureurs : était-il possible d’éviter ce drame ?

 

Aimée avait compris que les menaces dirigées vers elle et sa fille étaient à prendre au sérieux. Elle a averti les autorités mais n’a pu éviter le pire. Le 27 août 2006, Kildine, sa fille de 16 ans, est abattue de deux coups de fusil tirés à bout portant par son ex-compagnon, alors qu'elle arrivait sur les lieux de son job d'été, dans un centre commercial du Val d’Oise. Deux heures plus tard, l'assassin se donnait la mort chez lui, après avoir téléphoné à Aimée pour lui faire part de son geste horrible "pour qu'elle ne l'oublie jamais". Lorsque Aimée rencontre cet homme, rien ne laisse présager sa violence sourde. Ils ont des points communs, se fréquentent et il s’installe chez elle. Mais l’homme montre ensuite un autre visage : il est jaloux, dépressif, alcoolique, invivable, et fait du chantage au suicide dès qu’on lui résiste. En mai 2006, Aimée met un terme à leur relation. C’est le début d’un engrenage infernal. L’homme s’introduit chez elle avec un double des clés et vole ses meubles, la menace, la persécute et élabore un scénario morbide dont la fille d’Aimée est la cible. Il veut faire souffrir Aimée. Aimée porte plainte, demande assistance et protection, en vain. Et le 27 aout 2006, trois mois après le dépôt de la plainte, Kildine est abattue. Après avoir tué Kildine, l’assassin a posté son journal intime à Aimée, pour qu’elle comprenne ses intentions et se suicide à son tour. A la suite de ce drame Aimée a souvent été tentée de passer à l’acte, mais se refuse définitivement à exaucer les vœux de l’assassin de sa fille. Elle a déposé plainte contre l'Etat pour non-assistance à personne en danger, et dénonce aujourd'hui le manque d'assistance et de protection de la part des forces de l'ordre.

 

Vivre sous la menace, c’est la situation que connait aujourd’hui Chantal (qui souhaite conserver l’anonymat). En 2010, elle entre en contact avec un détenu par le biais d’une petite annonce postée sur le site d’une association. Les échanges sont épistolaires, ensuite téléphoniques, puis se noue une vraie relation amoureuse. Au bout d’un an ensemble, l’homme fait partie de sa vie. Elle sait de lui qu’il est en prison pour homicide, mais ignore sa véritable histoire. Il lui a parlé d’une femme, "d’un tyran", "d’une histoire qui a mal tourné". Jusqu’à ce jour où il demande à Florence de lui procurer un livre que l’on aurait écrit sur lui. Par curiosité, elle le lit avant de le lui remettre, et découvre horrifiée pourquoi il est réellement en prison. Il a tué ses deux précédentes femmes au motif qu’elles voulaient le quitter. Elle se reconnaît en sa dernière femme qu’il a connue en prison. Elle prend peur et décide de mettre fin à leur relation. Mais lorsqu’elle lui annonce cette rupture, il ne l’accepte pas. L’homme la menace de mort, il sature sa boîte vocale. Elle décide de porter plainte mais au commissariat on ne lui propose que de déposer une main courante. Désemparée, c’est sur les conseils de sa fille qu’elle prend une avocate. L’homme sera finalement condamné à un an de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soins, et interdiction d’entrer en contact avec Chantal. Sa sortie est prévue pour 2017, ce qui obligera sans doute Chantal à déménager puisque l’homme connaît son adresse. Pour l’instant, elle vit dans la peur, sort très peu, et craint pour sa vie et celle de sa fille.

 

Crédit photo © Christophe Russeil - France télévisions.

 

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E
<br /> @Seb : ah attention je ne porte pas de jugement sur le reportage en lui-même, seulement sur la notion de crime passionnel :)<br />
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Q
<br /> Intéressant cet article<br />
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S
<br /> Pas faux E mais je trouve que c'est un thème rarement abordé et que ce journaliste, qui ne fait à mon sens que du très bon travail, a le mérite de faire un reportage sur ce sujet. D'ailleurs il<br /> s'est fait une spécialité de traiter les thèmes de société que peu de journalistes aborde et en plus toujours d'une manière à la fois intelligente, tolérante et objective. Perso, je ne rate<br /> jamais l'une de ses émissions.<br />
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E
<br /> Oui globalement le "crime passionnel" c'est le permis de tuer pour les hommes (même si j'ai bien lu l'exemple de Catherine et que d'ailleurs 6 mois c'est très peu) c'est quand même<br /> majoritairement des hommes...<br /> <br /> <br /> Le nombre de fois où je peux lire dans les journaux : en instance de divorce, il tue sa femme et ses enfants, il tue son ex-femme blablabla...et ensuite tous ces connards vont aller plaider le<br /> crime passionnel...<br />
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