18 Février 2011
Thalassa croise ce vendredi soir sur France 3 le chemin de l'un des hommes les plus surprenants du monde maritime : Paul Watson, le bagarreur des mers, le bouillonnant patron de Sea Shepherd, l'organisme écologique qui défend les océans et leurs occupants. Cet homme n'hésite jamais à jouer les batailles navales contre les baleiniers japonais dans le pacifique sud ou contre les thoniers en méditerranée. Son combat, souvent violent, est devenu emblématique, Paul Watson est déjà entré dans la légende. Thalassa nous invite à le rencontrer chez lui, du côté de Vancouver, où il a exceptionnellement ouvert sa porte à l'équipe de France 3.
Daniel Grandclément :
"Souvent, lorsque je réalise un portrait, je découvre une autre personnalité que celle que j’imaginais. Ce n’est pas le cas de Paul Watson. Il est l’image qu’il offre au public, en encore un peu plus fort. Chez lui, pas de fanfreluche ni d’enfants souriants qui sautillent partout. Sa vie est exclusivement consacrée à la protection des océans et des animaux maritimes. Ses batailles et sa détermination sans faille sont sans doute liées à une fêlure de jeunesse qui l’a endurci. On comprend à la fin du film qu’il a très tôt choisi ce combat comme le thème de sa vie. Paul Watson n’est ni un ambitieux ni un flambeur. Et si quelque chose m’a touché, c’est bien la vérité d’un homme qui ne triche pas et qui est prêt à aller jusqu’au bout, et même jusqu'au pire. Ses détracteurs lui reprochent d’ailleurs de risquer sa vie et celle des gens qui l'entourent.
Malgré les batailles navales, il n’y a jamais eu de blessés, et les poursuites judiciaires ne vont jamais bien loin. Paul Watson me racontait notamment que, poursuivi par la justice norvégienne, il avait choisi de se rendre à Oslo. Mais, comme pour l’ouverture des filets de thon rouge en Méditerranée, les pêcheurs s’indignent, clament leur innocence, mais au final personne ne porte plainte.
Beaucoup de gens comme vous et moi envoient des petits chèques, mais aussi des milliardaires américains qui, tout d'un coup, estiment qu’une partie de leur fortune doit aller à ce combat-là. L’association Sea Sheperd perçoit également les gains des images filmées dans le cadre du contrat qui la lie à Disney Channel. Son budget annuel de 5 millions de dollars (hors grosses donations) n’a néanmoins rien à voir avec celui de Greenpeace qui avoisine, lui, les 35 millions.
Paul Watson a suffisamment de relais pour que le monde entier soit au courant de ses actions. Sans des hommes comme lui, les combats pour sauver les animaux marins seraient vite oubliés".
Crédit photo © DGP PRODUCTION
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