Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Publié par Pascal Edité le 20/02 10h33

 

FAITESENTRERLACCUSE_233788.JPG

 

Inédit dans le cadre de Faites entrer l'accusé : Jean-Pierre Treiber, l'affaire Giraud-Lherbier. Un document inédit de Nicolas Glimois proposé sur France 2 un an après le suicide de Treiber, ce dimanche 20 février vers 22h30.

 

L'affaire Treiber l'un des faits divers les plus marquant de ces dernières années. D'abord parce que l'une des victimes est la fille du comédien Roland Giraud. Ensuite parce que le principal suspect, Jean-Pierre Treiber, a fasciné l'opinion publique. Evadé fin 2009, il s'est joué de toutes les polices de France pendant deux mois et demi. Repris, il s'est encore joué de la justice : il s'est pendu dans sa cellule avant d'être jugé. Et la loi est la loi : sans procès, Treiber reste innocent.

 

La disparition de Katia Lherbier et Géraldine Giraud remonte au 1er novembre 2004. Les deux femmes passaient le week-end de la Toussaint en amoureuses dans un petit village de l'Yonne, La Postolle. C'est à cette date que leurs téléphones respectifs ont cessé d'émettre. Tandis que leurs cartes bancaires étaient encore utilisées dans des supermarchés, une station service, un bureau de tabac… en Seine-et-Marne ou à Paris. Les policiers ont alors visionné tous les enregistrements des caméras de surveillance et ont fini par identifier l'utilisateur des cartes : c'est un homme seul, roux, les cheveux dégarnis. Sur une vidéo, on aperçoit sa voiture, une 205 cabriolet dont la plaque d'immatriculation est en partie visible. En remontant la piste, les policiers isolent un suspect, Jean-Pierre Treiber.

 

C'est un garde chasse de 41 ans. Il habite à Villeneuve-sur-Yonne. Le bourg où les cartes bancaires ont été utilisées pour la première fois, le soir de la disparition… Quand les policiers l'interpellent, ils découvrent les cartes bancaires de Géraldine et Katia dans son portefeuille. Mais en garde à vue, Jean-Pierre Treiber s'explique : c'est un cadeau. Les filles comptaient refaire leur vie et n'en avaient plus besoin. Il ne sait pas où elles sont parties. Quand les policiers lui demandent comment il les a rencontrées, il s'embrouille et multiplie les versions incohérentes. Treiber est mis en examen pour enlèvement, séquestration, vols et escroquerie.

 

Le 9 décembre, les policiers découvrent les cadavres de Géraldine et Katia, dans son jardin, au fond d'un puisard. Mais l'homme qui doit maintenant répondre d'assassinat, s'entête à nier. Il évoque "deux hommes en noir", sans en dire plus. Les policiers fouillent sa vie pour y repérer d'éventuels complices. Ils se penchent aussi sur celle de la tante de Géraldine. Marie Christine Van Kempen. C'est aussi la colocataire de Katia. Peu de temps avant les faits, elle lui avait écrit une lettre ambiguë où les enquêteurs croient lire une jalousie amoureuse. Un scénario se dessine alors dans lequel la tante aurait fait de Treiber son homme de main pour se venger de cette nièce qui "marcherait sur ses plates bandes" et de sa petite amie. Mais aucune preuve ne vient étayer cette thèse et la justice met la tante hors de cause.

 

Au final, aucune des nombreuses recherches dans l'entourage de Treiber, ne permet d'impliquer d'autres personnes dans ce double assassinat. C'est donc seul que Jean-Pierre Treiber devra se présenter devant les assises. Mais il en décide autrement… Le 8 septembre 2009, il s'évade de la prison d'Auxerre. En cavale, il envoie des courriers à la presse, où il parle d'un parcours à côté duquel "Koh Lanta, c'est du pipi de chat !" Aux yeux de l'opinion, Treiber devient "l'homme des bois". Un fugitif romantique qui grave des cœurs sur les arbres au pied desquels il cache des lettres pour sa belle ! En fait, Treiber se terre dans l'appartement d'un ami, où il est enfin arrêté après deux mois et demi de cavale. Le 20 février 2010, il se suicide en prison.

 

Intervenants :

Philippe Lherbier, frère de Katia Lherbier ;

Michaël Gihr, juge d'instruction ;

maître Jacques-Michel Frénot, avocat de Marie-Christine Van Kempen ;

Michel Meurant, procureur de la République de Sens ;

Sonia Lherbier, sœur de Katia Lherbier ;

maître Gérard Geneste, avocat de la famille de Katia Lherbier ;

le commandant Michel Cunault, directeur d'enquête, chef d'antenne de la PJ d'Auxerre ;

Marie-Pascale Treiber, ex-épouse de Jean-Pierre Treiber ;

maître Patricia Croci, avocate de Jean-Pierre Treiber ;

Jean-Michel Decugis, journaliste au Point ;

Anne-Cécile Juillet, journaliste au Parisien ;

Michel Métier, ex-employeur de Jean-Pierre Treiber ;

Luc Avisseau, lieutenant de louveterie ;

Michèle Agrapart-Delmas, psychocriminologue, experte judiciaire ;

maître Francis Szpiner, avocat des époux Giraud.

 

Crédit photo © DR.

 

Commenter cet article

charles 20/02/2011 23:17



oui, E, moi aussi, tout mon dimanche est consacré au culte de l'hémoglobine ...


HAHAHAHAHAHA !


 


http://www.youtube.com/wat ch?v=B-BoMozYXng


 


 



E. 20/02/2011 18:07



OHMYGOD, j'ai trouvé mon jumeau astrologique... ^^


Je regarde tout comme toi Charles : Barnaby, ensuite je regarde un peu Wallander souvent avant que Faites entrer l'accusé commence (si le sujet me plait pas je reste sur Wallander). o/


Oui je suis glauque je passe mon dimanche soir à regarder des cadavres et je le vis bien! :)



charles 20/02/2011 17:55



sinon, je regarderai après l'inénarrable Tom Barnaby dont France 3 diffuse actuellement des inédits ...



l'occasion de rappeler aussi le retour du Wallander suèdois ( que j'enregistre ) , mais sur Paris-Première : il s'agit, à partir de ce soir, de la saison 2 et il y aura
deux épisodes à la suite, puis deux autres mais appartenant à la saison 1 !


 


http://films.cottet.org/tv _original/wallander.htm


 


http://www.yellowbird.se/i ndex.php?option=com_seyret&Itemid=4&task=videodirectlink&id=208



charles 01/02/2011 17:34



Une émission qui tient la route et que je ne rate pas quand je suis libre, sans lassitude malgré son ancienneté  ...



Fab. 01/02/2011 16:44



Epouvantable pour la famille de ne pas avoir eu le procès.