13 Mai 2011
Simon, faux dératiseur et vrai tueur à gages, croise par hasard Bernard, jeune homme solaire et sans malice. Un homme vieillissant, le regard absent derrière des lunettes sombres, tourné vers des pensées privées, et l'autre, les yeux ouverts sur le monde, écarquillés, anormalement optimiste. C'est comme si l'ombre rencontrait la lumière. Le garçon ouvert et sans père, le taiseux cynique et sans famille. Tous deux soudain liés par une étrange aventure. Tous deux ensemble sur une route qui les emmène au Cap d'Agde vers une nouvelle ou dernière page de leur vie…
Sur le bord de cette route soudain, deux autres passagers improbables : Fiona et son bébé Violette. Fiona qui n'a plus rien à perdre, qui n'attend plus rien, mais croise le regard de Bernard dans le rétroviseur. Et un peu plus loin encore, au bout du chemin, dans un camping de morte saison, Rose, veuve et taxidermiste, attend immobile depuis longtemps. Espère. Quatre planètes déviées de leur orbite pour une première danse ou un dernier tour de piste… Quatre étrangers qui se regardent, s'apprennent. Quelques cadavres aussi. Anecdotiques. Le destin s'amuse à tisser les fils qui les attachent les uns aux autres. Il s'amusera aussi à les défaire. Le moment venu.
Trame du téléfilm inédit que diffusera France 2 ce vendredi 13 mai à 20h35 : Comment va la douleur ?
Réalisé par François Marthouret. D'après Pascal Garnier (Comment va la douleur ? aux éditions Zulma). Adaptation de Sylvie Simon. Dialogues de Pascal Garnier et Sylvie Simon. Avec : Bernard Le Coq (Simon), Thomas Coumans (Bernard), Pauline Etienne (Fiona), Catherine Mouchet (Rose) et Christine Murillo (Anaïs).
Bernard Le Coq à propos de son personnage : "Entre force et faiblesse, Simon est un homme brisé, au bout du rouleau. C’est un guerrier fatigué, désabusé, pour qui la mort n’a plus beaucoup d’importance. Si ce n’est la sienne, imminente, qu’il serait même tenté de provoquer. Contrairement aux autres protagonistes, très ancrés dans le quotidien, Simon, le tueur à gages, n’est pas le genre d’homme qu’on pourrait côtoyer tous les jours. Pourtant, on retrouve chez lui certains appuis de ce que peuvent être l’angoisse existentielle, la peur, la violence. Ce personnage quasi mythologique pourrait symboliser l’ombre d’une société dont nous sommes tous chargés".
Crédit photo © JEAN-CLAUDE ROCA / TELECIP.
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