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Publié par François

 

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Ce soir sur France 3, diffusion du documentaire inédit La blessure. La tragédie des harkis. A 20h35. Un document inédit signé Isabelle Clarke et Daniel Costelle. Avec la voix de Saïd Taghmaoui (photo). 

 

C'est l'histoire encore brûlante des 200 000 harkis — "les supplétifs musulmans" — recrutés par l'armée française durant la guerre d'Algérie (1954-1962).

Pour quelles raisons ont-ils rejoint l'armée française ?

Pourquoi plusieurs dizaines de milliers de harkis ont-ils été massacrés après l'indépendance de l'Algérie ?

Pourquoi le gouvernement français les a-t-il désarmés et abandonnés ?

Pourquoi seulement 50 000 à 60 000 ex-harkis ont-ils été rapatriés en France avec leur famille ?

Pourquoi ont-ils été placés pour la plupart dans des camps de triste mémoire comme Rivesaltes, rendant leur intégration difficile ?

Victimes et fidèles serviteurs pour les uns, traîtres et collabos pour les autres, ce documentaire va suivre plusieurs harkis aux destins souvent tragiques pour mieux comprendre cette histoire qui reste une vraie blessure des deux côtés de la Méditerranée, dans l'histoire de la France et de l'Algérie. Traîtres ou héros de la nation ? Engagés ou enrôlés ? Comment ont-ils vécu les années de guerre ? Au moment de l'indépendance, quel sort leur a été réservé ?...

 

Isabelle Clarke : "Si la génération précédente a débusqué les fantômes de Vichy, je pense que la nôtre et la suivante vont s’intéresser à ceux de la guerre d’Algérie. Les blessures ne sont pas encore refermées. Notre objectif n’est pas de dénoncer mais de nous interroger, de comprendre et d’entamer le dialogue. Nous essayons, en toute circonstance, de faire preuve de générosité et d'opiniâtreté".

 

Daniel Costelle : "La Blessure est un film pacifiste… Mais je voudrais saluer le travail d’Isabelle Clarke. Comme pour Apocalypse, Isabelle a apporté sur ce projet son empreinte humaine, voire maternelle, qui génère beaucoup d’émotion. C’est vraiment sa sensibilité et son talent qui font que le problème des harkis n’a peut-être jamais été montré de cette manière..."

 

Isabelle Clarke : "Nous pensions, comme tout un chacun, connaître le sujet, mais nous avons tout découvert. L’ignorance comme le silence sont le meilleur moyen d’oublier les choses ou de mal les interpréter. Raconter le destin des harkis, c’est le seul antidote contre la haine La compréhension de ce qui s’est passé va bien au-delà de la quête de la vérité historique. Les harkis font partie de notre histoire à tous. Cette compréhension devrait aider dans notre société les jeunes issus de l’immigration à mieux comprendre qui ils sont, et les autres dans leur regard sur eux. De ce point de vue, la décision de Saïd Taghmaoui, « issu de l'immigration », d’accepter d'être la voix du commentaire du film fut pour nous essentielle. Nous avons été constamment émus en montant le film, mais j’ai été très touchée par le témoignage de Jean-Pierre Gaildraud. Il fut un jeune appelé du contingent français et il raconte notamment sa détresse lorsqu’il a dû désarmer puis abandonner « ses harkis », puis le drame lorsque, un jour, il a retrouvé le corps de l’un d’eux, massacré comme tant d’autres... J’ai été aussi frappée par le fait que ce fut vraiment une guerre civile. Ils ont tous le sentiment d’avoir combattu dans une guerre fratricide, contre son cousin ou son voisin (...). Ce que je souhaiterais, c’est que le film soit diffusé aussi en Algérie et que chacun regarde ces hommes et ces femmes comme nous les avons vus, c’est-à-dire comme des hommes et des femmes dignes et estimables".

 

Daniel Costelle : "Je supplie tous les gens qui sont encore à vif ou campés sur leurs positons de regarder ce film avec la même générosité que la nôtre. Nous avions envie de comprendre. Pour ce faire, nous avons écouté tous les points de vue. Ce qui n’ira pas sans susciter de réactions. Et puis toutes les guerres se terminent un jour. Alors, ce film est peut-être le début de la fin de la guerre d’Algérie… "

 

Crédit photo © Marie-Laurence Harot - France télévisions.

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Chaïbi 01/10/2010 20:51



Bonjour.


je souhaiterai signaler, parmi quelques erreurs inévitables dans ce type de documentaire, l'utilisation d'images de mai 1945 pour illustrer des propos sur 1954 et le déclenchement de la guerre
d'Algérie. Le "bled" est également décrit comme "terre aride" où réseideraient la plupart des indigènes de la période concernée, or c'est méconnaitre la géographie de l'Algérie que de la limiter
à un espace steppique.


 



citoyen 21/09/2010 15:05



je n'arrive pas à y croire ! c'est pour la première fois que les médias français nous montre le grand général de gaule DECORER LES RENEGATS qui composaient le fameux COMMANDO GEORGES. donc de par
cet acte il HONNORE PETAIN et la MILICE DE VICHY, ce qui veut dire que les pieds noirs avaient raison de lui en vouloir jusqu'à la tentative d'assassinat. de ce fait, le peuple français a été
trahi, c'est très claire. la révision du procès de PETAIN et de toute la composante de vichy est sans équivoque. du moment que les rénégats de harkis ont été décorés par celui que le monde entier
considérait etre le libérateur de la france du jougue allemand, l'histoire de la france pendant cette période a été occultée et faussement racontée et frauduleusement écrite. quant aux harkis
qui, 50 ans après leurs méfaits envers leurs propres familles, je leur dirais : et si maintenant vos enfants s'y méttaient aux tests du groupe sanguin et adn et qu'ils s'appercevraient que vous
ne pouviez pas etre leurs pères biologiques, puisque à entre 1957 et 1962, étant harkis, vous étiez sensés etre dans les guerites dans les poste avancés dans les montagnes et que ceux sont les
soldats français qui s'occupaient de vos fatma. ça c'est une vérité que vous avez peur qu'elle soit découverte. c'est aux enfants de posez la question aux mamans qui ont été soumises à
l'esclavage et contraintes à quitter l'algérie uniquement dans le but de ne pas raconter ce qu'elles avaient subi de la part de leurs soit diants maris. enfin, ce qui est sur, c'est pour moi, ce
grand général de gaule que je considérais beaucoup malgré que c'est un ennemi de l'algérie, devient aujourd'hui pour moi un petit général déserteur et qui avait peur d'affronter la réalité dans
son pays. les harkis savent très bien pourquoi il ont quitté le pays, contrairement à d'autres qui servit dans l'armée française mais qui y sont restés. il ne vous reste pas beacoup à vivre et le
monde s'en débarassera une bonne fois pour toute.