18 Septembre 2010
Téléfilm inédit ce samedi à 20h35 sur France 3 : Les diamants de la victoire. Diamants, rubis, émeraudes, topazes et saphirs… les joyaux de la couronne de France ont aiguisé nombre d’appétits avisés et comploteurs au lendemain de la Révolution française. En septembre 1792, alors que la France subit l’invasion des armées prussienne et autrichienne, et qu’à Paris les Tuileries tombent aux mains du peuple, une troupe d’aristos entend bien dérober le royal trésor pour tenter de faire libérer le roi… Un vol historique dont le parfum de mystère a inspiré au scénariste Didier Decoin et au réalisateur Vincent Monnet une comédie romanesque.
Leur gentleman cambrioleur en chef ? Le talentueux comédien Lorànt Deutsch. "J’affectionne cette période révolutionnaire, cet incroyable condensé de tout ce qui peut se faire en matière de politique gouvernementale, de lutte d’opinions et d’institutions. Une page historique dense, extrême, durant laquelle la France a basculé de la monarchie à la république, puis à la tyrannie, au despotisme, au culte de la personnalité avec Robespierre qui, ivre de son pouvoir et de sa toute-puissance, est devenu complètement fou. Tous les férus de politique et d’histoire des civilisations ne peuvent que se passionner pour cette période fugace — cinq à six années seulement — mais tellement intense, riche et intéressante. Pour l’amateur d’histoire que je suis, me retrouver dans un musée Grévin animé fut un grand plaisir".
De la réalité à la fiction...Lorànt Deutsch rappelle que le vol des joyaux de la couronne de France, en septembre 1792, dans le Garde-Meuble — l’édifice situé place de la Concorde, devenu aujourd’hui le siège de l’état-major de la Marine — est un fait authentique. "D’ailleurs, quand on visite le bâtiment, on peut encore constater les traces d’effraction — notamment la rustine en bois posée après l’intrusion —, plus de deux cents ans plus tard ! Dans la réalité, les auteurs du larcin n’étaient pas cinq ou six, mais une cinquantaine à grimper aux murs, enjamber les balcons et couper les volets. En revanche, ils n’étaient pas nobles. Excepté un, le marquis de Kersaint (interprété par Sébastien Libessard) qui, lui, a bel et bien existé et a été supplicié comme ses associés braqueurs, sur le lieu même du forfait : la place de la Révolution — actuelle place de la Concorde. Mais, ce vol du trésor royal n’était pas le fruit d’un complot aristocratique. On ignore véritablement à qui aurait profité le crime. Est-ce une tentative de Danton pour monnayer le recul des troupes ennemies qui avaient envahi la France ? Une ambiguïté historique persiste autour de cette victoire française sur les troupes de Brunswick. Si le succès de l’armée n’est pas contestable, on se dispute toujours pour en comprendre les raisons".
Avec :
Lorànt Deutsch (Théophile, vicomte de Chandrilles),
Julie Judd (Graciane),
Judith Davis (Audine de Chandrilles),
Pierre Laplace (Danton),
Eric Naggar (Duc de Mauresquiel),
Sébastien Libessard (Marquis de Kersaint),
Guillaume de Tonquedec (Comte de Jobourg),
Pierre Niney (Boivin de Bièvre),
Gérard Loussine (Belette).
Septembre 1792. Les Tuileries ont été prises, le roi Louis XVI détrôné. Tard dans la nuit du 13 septembre, quelques individus grimpent le long d'une corde accrochée à une lanterne et pénètrent par effraction dans les somptueux salons du Garde-Meuble (le bâtiment situé place de la Concorde devenu aujourd'hui le siège de l'état-major de la Marine) où sont rassemblés tous les joyaux de la Couronne de France. Leur objectif : s'emparer de ce fabuleux trésor constitué des plus extraordinaires diamants, rubis, émeraudes, perles… de tous les temps.
Crédit photo Julie Judd © Gilles Gustine / France Télévisions.
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