27 Novembre 2012
2013 est annoncée comme l'année noire du BTP, la pire depuis l'après-guerre, avec un effondrement des constructions. Chaque mois, ce sont plus de 8000 chômeurs supplémentaires. Alors certaines entreprises du secteur se lancent dans une concurrence sauvage. Pour remporter les marchés, certaines baissent leur prix de 20 à 30 %. Comment font-elles ?
Leur solution consiste à importer de la main d'oeuvre à bas prix d'Europe de l'Est, du Portugal ou d'Espagne. Ces travailleurs sont embauchés sous le statut de « salariés détachés ». Une pratique légale si les ouvriers touchent le salaire minimum français, bénéficient d'une couverture sociale, sont logés et respectent les durées de travail. Dans les faits, beaucoup d'entreprises enfreignent ces règles. Le quotidien de ces ouvriers détachés : des salaires plafonnés à 500 euros par mois, des journées de travail de 10 à 12 heures, jours fériés et dimanche compris, des conditions d'hébergement indignes, des règles de sécurité rarement respectées et de multiples accidents non déclarés.
Qui sont ces « entreprises prédatrices » ? Qui les contrôle ? Comment syndicats et patronats s’organisent pour lutter contre cette concurrence déloyale ? Enquête sur cette crise du bâtiment, nouvelle fabrique à forçats made in Europe : à voir jeudi 13 décembre en première partie de soirée sur France 2, lors du magazine Envoyé spécial. Une enquête signée Linda Bendali.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog